paris soir

  • Procession de célibataires à Ecaussinnes, en 1938

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    1938. Comme l'année d'avant, le goûter matrimonial est présidé par Mlle Irène Tassignon. Les amoureux, les curieux et les journalistes affluent vers ce village du Hainaut, peuplé d'habitude par un peu plus d'un millier d'habitants. Alex Volont est l'envoyé spécial de Paris Soir, cette année-là et se plonge dans l'ambiance pittoresque du Goûter. Grâce au site Gallica, les exemplaires de ce journal français fondé par un militant anarchiste, peuvent être consultés.

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    Photographer: Bernd Lohse-

    Published by: 'Berliner Illustrirte Zeitung' 26/1938

    Vintage property of ullstein bild

    Dans son article, Alex Volont demeure dans les généralités et n'épingle rien de bien saillant ou d'original. Il emprunte même certaines informations à Albert Jacquemin qui a écrit "Terres et gens de Wallonie" (1936) qui recense diverses nationalités : "Parmi les candidats au mariage, on remarquait entre autres vingt-quatre Parisiens, trois Bordelais, trois Londoniens, un Mexicain et deux Congolais." 

    Pour ce qui est du Goûter matrimonial 1938, le journaliste n'a malheureusement pas réalisé d'interviews, il s'est contenté de relater les faits de manière très banale certes mais pittoresque. 

    1938,goûter,célibataires,mariage,paris soir"Aujourd'hui, la cérémonie a suivi, une fois encore, son plan bien ordonné." Et de détailler les événements de la journée sans grande originalité. On en vient à se demander s'il y était bien. Tout cela est tellement convenu et l'article regorge de clichés : la bière qui coule à flots, rues animées, la musique qui met à l'épreuve les tympans délicats, les "Ecaussinnoises aux toilettes claires et seyantes"...  Et puis, il y a "le bal populaire sous les arbres feuillus et enrubannés". (...) "tandis que là-bas, le soleil se couche derrière le donjon..."

    "La Vie Parisienne" du 2 juillet 1938 n'en dit pas plus que le Goûter écaussinnois mais elle y fait néanmoins une furtive allusion mais ça, on vous en a déjà parlé.