mercredi, 12 juillet 2017

La Nature n'est pas une poubelle !

C'est l'un des poumons de la région écaussinoise. Le Bois de la Houssière s'étire essentiellement sur la commune de Braine-le-Comte mais aussi sur Henripont. Les promeneurs et contemplateurs de la Nature se plaisent à venir s'y enfoncer et pourquoi pas s'y perdre. Les abords du Bois sont parés de champs, de prairies, de petites routes... Le charme campagnard et bucolique s'évapore quand on pose le regard sur les accotements, dans lesquels les voyous et répugnants vandales du macadam abandonnent les reliefs de leur consommation. 

vendredi, 29 août 2014

La poubelle est pleine !

poubelle,immondices,poubelles à puce,conteneurs,déchets,ordures,vertLe sujet n'a rien de bucolique ni d'anecdotique mais il a la particularité de faire jaser et même de faire bondir les Ecaussinnois de leurs gonds. La première réunion d'information sur les poubelles à puce a eu lieu, ce jeudi après-midi, à l'Ecole du Sud. Et le moins qu'on puisse affirmer, c'est que cette perspective de plus en plus proche (à partir du 6 octobre) rend les citoyens verts de rage.

Le bourgmestre Xavier Dupont (épaule par l'échevin des finances, Fabien Palmans) et la directrice de l'intercommunale Hygea, Nathalie Brunelle se voulaient pourtant rassurants. Les Ecaussinnois présents ont-ils été convaincus? S'ils ont vidé leur sac, l'initiative n'en demeure pas moins pilote pour la région du Centre et laisse encore beaucoup de zones d'ombre dans l'esprit des Ecaussinnois.

Nos ordures valent leur pesant d'or. C'est par une volonté de réduire la masse des déchets de plus en plus envahissants que s'explique cette décision. Une disposition par ailleurs motivée  par une directive européenne qui incite le citoyen à trier de plus en plus en consciencieusement ses déchets. On constate, de fait, que les sacs blancs contiennent 50 % de déchets organiques, dit Nathalie Brunelle. "Il est donc temps de passer à l'équation pollueur = payeur."

En effet. Si la question n'a évidemment pas été abordée, on est en droit de s'interroger sur la validité de ce principe chez la plupart des producteurs. Le consommateur lambda a t-il réellement le choix ? La majorité des produits sont emballés de plastique et rien n'est plus compliqué dans une grande surface que de dénicher des articles engendrant un minimum de déchets résiduels.

Sac à puces

"Pourquoi la poubelle à puces? Parce que c'est plus solide qu'un sac", débite Nathalie Brunelle.  "Nous recevons régulièrement des plaintes pour des sacs éventrés par des chats, des chiens, des renards. Dans ce cas, à qui appartient la responsabilité de ramasser les déchets? C'est un problème." La responsable de l'intercommunale évoque aussi l'intention d'alléger les efforts des travailleurs qui transportent 9 tonnes de sacs par an et par homme.

Dès lors, les Ecaussinnois hériteront d'un conteneur vert pour les déchets organiques et d'un autre de couleur grise pour les déchets résiduels (non recyclables). Les contenances diffèrent selon la taille du foyer et il y aura possibilité de changer de conteneurs au besoin, sur simple demande à l'Hygea. Les ramassages auront lieu en alternance (le vert une semaine et le gris l'autre semaine). Les ménages ne disposant pas de place suffisante pour accueillir les poubelles, auront la possibilité de se délester dans un des huit points d'apport volontaire (PAV), à savoir des conteneurs disposés aux quatre coins de la commune, munis d'une trappe dans laquelle on pourra déverser ses ordures.

C'est la vie en couleurs

Si les Ecaussinnois font aujourd'hui grise mine, l'Hygea ne manque pas de piqueter l'initiative de couleurs.

- Vous organisez une fête dans le quartier ? Optez pour le sac fuschia de 60 litres disponible pour 2,4 € à l'administration communale!

- Vous ne garnissez pas votre conteneur vert de "déchets de qualité" ? Vous écopez d'un carton jaune et si vous récidivez, c'est le carton rouge.

- Votre conteneur est défectueux ? Et voici votre poubelle flanquée d'un carton bleu pour réparation ou remplacement nécessaire.

Puisque chaque poubelle sera dotée d'une puce électronique, chacun règlera sa facture en fonction de sa production. De plus, il sera possible de consulter sa quantité d'ordures sur Internet par l'introduction de son login et mot de passe (on saura finalement tout sur tout le monde sur le web!). Un numéro vert continuera cependant à être disponible pour ceux qui n'ont pas d'accès Internet.

Et combien cela coûtera-t-il? La taxe forfaitaire sera évidemment toujours due et pour le reste, le coût variera en fonction du poids et du nombre de levées. C'est gratuit 12 fois par an et à raison de 60 kilos annuels par habitant, en ce qui concerne les déchets polluants et 30 kilos annuels par habitant pour les organiques.

En matière de tri et de réduction des immondices, la Belgique est considérée comme un bon élève, selon Nathalie Brunelle. Et nous serions même en avance... et pourtant, des efforts sont constamment demandés au simple citoyen. Mais quels seront les efforts exigés des producteurs ? Là n'était bien entendu pas la question du jour.

En 2030, l'affaire est dans le sac

D'ici 2030, les régions du Centre et de Mons-Borinage devraient être passés au système des poubelles à puce. Si je compte bien, cela fait seize années de mise en place d'un système qu'on nous présente comme novateur et simple! Y a-t-il réellement une volonté d'agir pour le bénéfice de l'environnement et  de la réduction de notre impact sur celui-ci ? Quelle est l'implication des grosses entreprises polluantes ? Pourquoi existe-t-il un système de ramassage parallèle pour les sociétés, où les déchets quels qu'ils soient sont souvent évacués sans tri préalable ? Le citoyen est-il le seul à déployer des efforts pour notre planète agonisante... C'est en tous cas l'impression amère qui s'en dégage.

De nombreuses questions ont été soulevées par les Ecaussinnois qui ont abondamment exprimé leurs craintes. Non, les écoparcs ne disparaîtront pas et les rues étroites feront l'objet d'analyse au cas par cas pour le passage des camions. La protection des poubelles a aussi été abordée. Pour empêcher l'accès à la poubelle, une serrure serait disponible mais engendrerait un coût supplémentaire significatif. Une dame évoque le problème du vandalisme. "Si quelqu'un met une cannette dans votre poubelle, laissez-le faire", indique la directrice d'Hygea. "Vous n'allez pas tout de même porter plainte pour une cannette. Il vaut mieux que la personne la jette là plutôt que sur la rue.'

D'aucuns invoquent la vieillesse et la faiblesse de certains citoyens incapables de pousser ces poubelles mais la responsable Hygea balaye le problème d'un revers de la main. "Les sacs pouvaient peser entre 20 et 30 kilos et personne n'éprouvait de soucis à les soulever. Les conteneurs comportent des roulettes et il est plus facile de faire rouler la poubelle que de transporter un sac... pour autant que l'on ne doive pas dévaler des volées d'escaliers." Et la collecte des langes : vert ou gris ? "Il faut s'adresser au CPAS", rétorque Mme Brunelle. Et les maisons de repos ? Pas de soucis, elles ne dépendent pas d'Hygea et ne sont donc pas concernées. Les pesées sont-elles dignes de confiance ? No problem. La pesée - précise à 100 grammes près - est agréée par le SPF Mobilité et les camions doivent être examinés tous les six mois pour renouveler leur homologation. Et quid des poubelles en façade pour éviter les va-et-vient dans les habitations au prix de conditions parfois difficiles ? Pour l'instant, il n'est pas prévu de les placer sur le trottoir mais time will tell et la pratique se généralisera sans doute avec le temps. Et le gel qui figera les déchets au fond des poubelles... Et les asticots qui grouilleront joyeusement en période chaude... Et les dépôts sauvages qui risquent de se multiplier... Les amendes seront-elles assez dissuasives ? Epinglera-t-on les inciviques ?

Oui, oui. On verra. Après tout, Ecaussinnes est une commune pilote et il faudra veiller à adapter ou modifier selon les situations qui se présentront. Sceptiques, désabusés, courroucés, les Ecausinnois ont peu à peu déserté les lieux. Les mêmes phrases étaient martelées par les responsables, laissant un arrière-goût de cendre à l'assistance éparpillée. Un mantra visant sans doute à nous faire avaler la pilule en douceur... Vraiment ?

(Photo Nathanaël Thiry)

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ATTEINTE AU DROIT D'AUTEUR

Ce lien a été usurpé contre la volonté de son auteur. Cet article n'a rien à voir ni ne reflète les opinions exprimées par l'auteur de la pétition suivante : https://www.lapetition.be/en-ligne/Projet-pilote-des-Cont...  

jeudi, 22 novembre 2012

Mika Shoe, talon d'Achille d'Ecaussinnes (2)

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Déclarée en faillite au début des années nonante, la société Mika Shoe se voit apposer des scellés sur sa porte. Obstacle bien illusoire puisque les intrus et les vandales de tous poils auront vite fait de violer les lieux. Plusieurs incendies ravageront l'ancien magasin de chaussures. Les autorités publiques tentent à plusieurs reprises de s'arranger avec le propriétaire dans le but de racheter ce qui est devenu un chancre mais sans succès. Entre 2002 et 2004, plusieurs arrêtés ministériels sont dès lors pris pour contraindre le propriétaire à effectuer les travaux d'assainissement et à y relancer une activité économique. Rien n'y fait. Le propriétaire est assigné en justice par la Wallonie mais en 2007, une demande de permis d'urbanisme est déposée par le propriétaire, réduisant à néant les projets communaux. Récemment encore, alors que le ministère wallon de l'Aménagement du Territoire s'apprête à allonger une somme de plus de 400.000 € à la commune d'Ecaussinnes pour le réaménagement du site, le propriétaire soumet une nouvelle demande de permis en vue d'exploiter un commerce. La fin du chancre n'est donc pas encore écrite...

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vendredi, 16 novembre 2012

Mika Shoe, le talon d'Achille d'Ecaussinnes

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mika shoe,rue de la haie,chancre,sécurité,danger,pied,chaussure,pollution,immondices,dépôts sauvages,déchetsJ'avais déjà évoqué ce chancre industriel sur le territoire d'Ecaussinnes, rue de la Haie. Tous les Ecaussinnois connaissent les anciens bâtiments de Mika Shoe livrés à une dégradation inexorable depuis près de 30 années.

A la faveur de quelques rayons chaleureux de ce début d'automne, j'ai promené mon objectif dans ces lieux hantés qui dégagent un charme macabre et diffusent une atmosphère inquiétante, sombre. On se croirait dans un décor post-apolyptique. Seule la verdure, par miracle, s'engouffre, curieuse et exubérante, par ce qui faisait naguère office de portes ou de fenêtres.

On imagine le lieu peu sécurisé (et peu sécurisant), pourtant, rien n'a été prévu pour empêcher l'accès du quidam au bâtiment. On y croise des ombres qui ne se regardent pas, qui s'ignorent, sans doute par honte de traîner en ces lieux peu reluisants. Je me fonds dans le décor, comme les autres spectres. Des immondices ont été déversés ça et là. Des sacs de poubelle éventrés par des rats, des couche-culottes gonflées, des cannettes rouillées par centaines, des mika shoe,rue de la haie,chancre,sécurité,danger,pied,chaussure,pollution,immondices,dépôts sauvages,déchetsmégots de cigarettes, des chaussures en fin de course qui semblent avoir choisi leur cimetière, des pots de yaourt intacts dont la date de péremption effraye même les rongeurs,... Autant de reliquats de notre belle et riche civilisation de l'abondance et du gaspi.

Comme s'il fallait à tout prix s'approprier ces lieux, comme s'il fallait les illuminer d'une vaine flamboyance, des graffeurs ont apposé leur griffe sur chaque bout de béton disponible. L'art de la rue s'enferme au royaume des ombres. C'est comme si chaque signature signifiait "j'existe", "je tague donc je suis"... Ecaussinnes, cité d'art... cité d'ombres...

Un vent coulis se glisse subrepticement et me murmure une plainte étrange et sinistre. Je frissonne et tourne les talons pour m'enfoncer dans le vert de la campagne environnante.

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