mercredi, 30 août 2017

Procession de célibataires à Ecaussinnes, en 1938

1938. Comme l'année d'avant, le goûter matrimonial est présidé par Mlle Irène Tassignon. Les amoureux, les curieux et les journalistes affluent vers ce village du Hainaut, peuplé d'habitude par un peu plus d'un millier d'habitants. Alex Volont est l'envoyé spécial de Paris Soir, cette année-là et se plonge dans l'ambiance pittoresque du Goûter. Grâce au site Gallica, les exemplaires de ce journal français fondé par un militant anarchiste, peuvent être consultés.

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Photographer: Bernd Lohse-

Published by: 'Berliner Illustrirte Zeitung' 26/1938

Vintage property of ullstein bild

Dans son article, Alex Volont demeure dans les généralités et n'épingle rien de bien saillant ou d'original. Il emprunte même certaines informations à Albert Jacquemin qui a écrit "Terres et gens de Wallonie" (1936) qui recense diverses nationalités : "Parmi les candidats au mariage, on remarquait entre autres vingt-quatre Parisiens, trois Bordelais, trois Londoniens, un Mexicain et deux Congolais." 

Pour ce qui est du Goûter matrimonial 1938, le journaliste n'a malheureusement pas réalisé d'interviews, il s'est contenté de relater les faits de manière très banale certes mais pittoresque. 

1938,goûter,célibataires,mariage,paris soir"Aujourd'hui, la cérémonie a suivi, une fois encore, son plan bien ordonné." Et de détailler les événements de la journée sans grande originalité. On en vient à se demander s'il y était bien. Tout cela est tellement convenu et l'article regorge de clichés : la bière qui coule à flots, rues animées, la musique qui met à l'épreuve les tympans délicats, les "Ecaussinnoises aux toilettes claires et seyantes"...  Et puis, il y a "le bal populaire sous les arbres feuillus et enrubannés". (...) "tandis que là-bas, le soleil se couche derrière le donjon..."

"La Vie Parisienne" du 2 juillet 1938 n'en dit pas plus que le Goûter écaussinnois mais elle y fait néanmoins une furtive allusion mais ça, c'est pour une autre fois.

 

 

 

mardi, 06 juin 2017

L'amour fait toujours recette en 2017

Sous l'ombrage chlorophyllé du Parc du Souvenir et au pied du château fort, des couples vont et viennent. Les éclats de rire fusent et s'envolent vers le ciel d'un bleu intense. Le goûter matrimonial 2017 a vécu, en dépit du terrorisme, de la morosité et des mauvaises langues. Et ça, ça vaut déjà son pesant d'or. Une cinquantaine de couples ont été formés dans le Parc du Souvenir. Bon an mal an. Mais ne vient-on pas avant tout pour s'amuser ? Parce qu'après tout, c'est la foire à l'amour et qu'il faut savoir en profiter. 

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lundi, 05 juin 2017

France 3 en parle

Le site de France 3 Hauts-de-France consacre une page au Goûter matrimonial d'Ecaussinnes.

Pentecôte : depuis 114 ans, la tradition du “goûter matrimonial” réunit les célibataires en Belgique

De savoureuses images de 1933 :

  
Archives : goûter matrimonial à Ecaussines

dimanche, 04 juin 2017

Quand le New York Times parlait du goûter matrimonial d'Ecaussinnes

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J'ai bien ri en lisant ce compte-rendu du goûter matrimonial 1907 dans le New York Times du 14 juillet 1907. Le texte est peu compréhensible et farci de fantaisie sur les "origines" du Goûter. C'est cependant un brin de sourire venu de l'autre côté de l'Océan Atlantique, il y a un siècle.

L'école belge des célibataires

Des résultats remarquables pour avoir des maris lors de la fête des épouses

BRUXELLES, 3 juillet - La ville d'Ecaussinnes-Lalaing en Belgique déborde de filles à marier. Jusqu'il y a deux ans, Mme Goûter originaire de cet endroit était la mère de dix-sept d'entre elles et jamais aucun soupirant ne les avait convoitées. Au printemps 1906, un avocat bruxellois s'arrêta par hasard à la maison de Mme Goûter et répondit favorablement à la situation désespérée de la dame et de ses dix-sept filles à marier. Il lui dit qu'il préparerait une fête des épouses, un dimanche et qu'il inviterait tous ses amis célibataires de Bruxelles. Ce qu'il fit et cela marcha si bien qu'avant la nuit, quatre des dix-sept filles annoncèrent leur mariage à leurs soeurs.

Le printemps suivant, la Fête des Epouses est devenue une affaire municipale. Le Maire rencontra à l'Administration communale, les célibataires pleins d'espoir qui avaient présenté leurs références et furent par conséquent présentés aux jeunes filles. La présentation fut suivie d'une promenade, puis, vinrent la danse et le goûter. 

Cette Fête des Epouses produisit quarante mariages.

Des préparations sont à présent réalisées à Ecaussinnes-Lalaing pour organiser une autre Fête des Epouses à la fin du mois de septembre. Il est pressenti que le reste des jeunes filles à marier de la ville trouveront le partenaire de leur vie. Comme la plupart des zones rurales de Belgique ont un homme pour cinq femmes, et selon les derniers recensements, il est très probable que l'an prochain, la Fête des Epouses sera organisée dans de nombreux endroits.

Ces photos sont extraites du site gettyimages et proviennent de la collection ullstein bild.

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mardi, 23 mai 2017

Un baiser venu de 1938

Quotidien créé par le Parti communiste français en 1937, Ce Soir a publié, le 8 juin 1938, un pavé avec photo sur le goûter matrimonial d'Ecaussinnes. On y lit en légende : "Le lundi de la Pentecôte voit se réunir tous les ans, à Ecaussinnes (Belgique), de nombreux célibataires venus du monde entier. C'est au cours d'un grand goûter que, tasse en main, s'ébauchent les accordailles. Cette institution pittoresque date de 1903." On peut retrouver l'original scanné sur le site de la Bibliothèque Nationale de France, Gallica.

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