follie

  • La Belgique illustrée : "où perce la roche souterraine semant partout ses pierrailles"

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    La Belgique illustrée - 1855 - page 96 (Copier).jpgLa Belgique illustrée - 1855 - page 97 (Copier).jpgPublié sous la direction d'Eugène Van Bemmel, le deuxième tome de "La Belgique illustrée" (Ses monuments, ses paysages, ses oeuvres d'art, 1878-1882) comporte 500 superbes gravures dont deux relatives aux châteaux des Ecaussinnes.

    Répertorié sous le chapitre qui comprend les communes d'Ath, d'Enghien, de Soignies et de Beloeil, le village d'Ecaussinnes se voit encore, dans cette publication prestigieuse, sous son angle classique. On n'y apprend rien de bien neuf mais le caractère désuet de la présentation vaut la peine qu'on passe à nouveau en revue ces choses qu'on a lues mille fois.

    La renommée des carrières de Soignies n'est plus à faire ; ses veines se prolongent jusque dans les entrailles écausinnoises. Son nom? Le petit granit. On l'emploie abondamment dans les constructions. A un jet de pierre de Soignies, le terrain calcaire qui compose les horizons sonégiens, affleure à Ecaussinnes. Théodore Jouret y écrit avec verve : "le pays "des Ecaussinnes" lui doit sa physionomie caractéristique, un aspect assez rude, un sol montueux, coupé de ravines profondes, où perce la roche souterraine semant partout ses pierrailles."

    Formé d'un seul village au XIIe siècle, Ecaussinnes s'est scindée en Ecaussinnes-Sainte-Aldegonde et Ecaussinnes-Saing-Remy. Avec pour conséquence pour les villageois d'abandonner la dévotion aux patrons de leurs chapelles. Leurs appellations allaient dorénavant se muer en ceux de leurs maîtres, les sires de Lalaing et ceux d'Enghien.

    "Le château de Lalaing", écrit Théodore Jouret, "a appartenu successivement aux de Renesse, aux Warfusée, la maison de Croy, aux van der Burgh et enfin aux d'Arenberg, les propriétaires actuels. Il est resté le Château fort du Xe siècle : situé sur un rocher escarpé, ses tourelles, ses murailles crénelées lui donnent une tournure guerroyante."

    Si les fossés sont toujours présents au château fort, ils ont été comblés au château d'Ecaussinnes d'Enghien : "ils sont remplacés par des pièces d'eau, qui ajoutent une beauté de plus à d'immenses jardins aménagés avec infiniment de goût par M. le comte de Spangen. La vieille porte a aussi rejeté ses constructions défensives, et la large baie voûtée laisse plonger le regard dans une cour intérieure qui a conservé son caractère "moyen âge"."

  • De belles vues aériennes des châteaux d'Ecaussinnes dans les années 70

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    Voici deux belles photos aériennes extraites de la brochure due à la plume de la Comtesse Marie-Caroline d'Ursel, "Cinquante châteaux évoquent l'histoire de Belgique", ouvrage publié en 1972. On remarque les espaces plus aérés (on est au début des années 70), notamment dans la rue de la Grande Ronce (où l'on voit une prairie). Pas une seule voiture sur la Place des Comtes et pas une seule sur les routes d'Ecaussinnes non plus...

    Crédit photos : Photo Aerial Photography

    A voir aussi : la Place Cousin vue d'en haut http://tunneldesamoureux.skynetblogs.be/archive/2007/02/13/la-place-cousin-du-ciel.html

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  • "Châteaux en Hainaut" d'Emile Poumon

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     hainaut, Poumon, fédération du tourisme du hainaut, follie, château forthainaut,poumon,fédération du tourisme du hainaut,follie,château fortCes illustrations sont extraites de l'ouvrage d'E. Poumon, "Châteaux en Hainaut", édité par la Fédération du Tourisme du Hainaut. Mention à l'un des châteaux féodaux les mieux conservés en Hainaut :"La forterèche de Scaussine du XIIe siècle fut considérablement agrandie par les Lalaing dans la seconde moitié du XIVe siècle. Onze tours rondes en poivrières, dont cinq subsistent quasi dans leur état d'origine, s'avançaient sur les hainaut,poumon,fédération du tourisme du hainaut,follie,château fortmurailles, dès le début du XVe siècle. (...)"

    hainaut,poumon,fédération du tourisme du hainaut,follie,château fort"C'est encore une forteresse que le château d'Ecaussinnes d'Enghien situé en aval sur la rive gauche de la Sennette. Il avait, au XIVe siècle, la réputation de ne pouvoir être réduit ni par la force, ni par la menace, ni par les stratagèmes. Il la devait à ses fossés pleins d'eau, à ses quatre tours d'angle et à ses courtines; mais ses caractéistiques d'alors ont disparu lorsqu'en 1506, Isabeau de Witthem fit combler les fossés et apporta des transformations  qui altérèrent son aspect extérieur.. (...)"

    Crédit photos : vue aérienne du château fort : Poncin - salle d'armes de la Follie : A.C.L. - cour intérieure et chapelle de la ollie : Georges Dopagne - vue postérieure du châteaude la Follie : Baron Fallon

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  • Les châteaux dans une brochure de la Fédération du Tourisme du Hainaut en 1971

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    Sans titre-Numérisation-01 (Copier).jpgS'il est un sujet qui a été traité maintes et maintes fois dans l'histoire d'Ecaussinnes, il s'agit bien de celui du château fort et du château de la Follie, que ce soit dans des ouvrages collectifs ou dans des monographies. Ici encore, c'est du château fort d'Ecaussinnes-Lalaing et de la Follie dont il sera question.

    En 1971, Emile Poumon - édité par la Fédération de Tourisme du Hainaut - consacre une brochure aux châteaux du Hainaut, réservant quasi cinq pages aux monuments écaussinnois. "De la chambre contiguë au grand salon, on aperçoit la place de la Ronce où se déroule le traditionnel goûter matrimonial organisé, comme l'on sait, chaque lundi de Pentecôte, par les joyeuses "Ecaussinnettes"", écrit-il. Oui, vous avez bien lu "place de la Ronce". C'est la même place qui est actuellement connue en tant que "place des Comtes van der Burch".Il faut vraisemblablement remonter à la fusion des communes (1977) pour expliquer le changement d'appellation. La rue qui prend sa naisance sur la place et remonte jusqu'à la Place du Pilori, était à l'origine appelée rue Emile Vandervelde, si ma mémoire ne me fait pas défaut. Etant donné qu'il existait déjà une rue du même nom à Marche-lez-Ecaussinnes, la rue a été baptisée "rue de la Grande Ronce". Un clin d'oeil à l'ancienne appellation de la place des Comtes.

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    Sans titre-Numérisation-04 (Copier).jpgSans titre-Numérisation-05 (Copier).jpg                                                                                               Les photos sont extraites de la brochure. On y voit une vue aérienne du château fort, sa cuisine, la chapelle du XVIe siècle du château de la Follie ainsi qu'une des tableaux d'époque se trouvant dans la salle à manger de la Follie. Il s'agit de la course de taureaux célébrée à Benevante en l'honneur de Philippe le Beau.

  • Guide du Hainaut 1949 : la vallée de la Sennette et ses rochers étranges

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    Guide du Hainaut couverture.jpgExhumé dans une bouquinerie contre la symbolique somme de 1 €, le Guide du Hainaut édité en 1949, consacre environ deux pages aux Ecaussinnes (Ecaussinnes d'Enghien et Ecaussinnes-Lalaing, Marche-lez-Ecaussinnes n'étant malheureusement pas mentionné).

    A l'époque, Ecaussinnes d'Enghien comptait 7300 âmes et sa "petite soeur" 1130 habitants. Voici ce qu'on écrivait notamment à propos du Château de la Follie : "Avec l'aile centrale du promenoir extérieur du XVIe siècle, devenu une suite d'écuries et de remises, et néanmoins classé dans la deuxième classe des monuments nationaux, le château de la Follie est un remarquable ensemble encadré d'un parc superbe et poétique."

    Lalaing se réserve la plus belle part avec divers lieux touristiques d'intérêt. Comme l'Eglise Sainte-Aldegonde, la Chapelle Saint-Fiacre (devant la Ferme du château-fort, rue de Seneffe), le Château-Fort mais aussi: "Vallée de la Sennette: gorges étroites, panoramas variés, rochers étranges et abrupts (roches réputives), restes de tombes franques. Carrières à ciel ouvert, pour l'extraction du petit-granit, méthodes d'exploitation les plus modernes." La description de la vallée de la Sennette est tellement exotique qu'oin croirait être dans quelque endroit oublié du monde. Avec un peu d'imagination, on y croiserait des dinosaures échappés du "Monde perdu" d'Arthur Conan Doyle...Aucune idée de ce que veut dire "roches réputives". Y aurait-il une erreur de typographie? S'agirait-il de roches "primitives"?

    Bien entendu, le Goûter matrimonial y est brièvement évoqué. On connaît l'histoire.

    A la fin des années 40, un syndicat d'initiative était installé chez M Bottemanne au 6 rue du Pilori.

    Ce fascicule édité par la Fédération du Tourisme du Hainaut, fait suite à la publication habituelle d'un dépliant et d'une affiche. La Fédération ayant dorénavant décidé d'éditer un bulletin mensuel ainsi qu'un guide. Cette brochure a été mise à la disposition des touristes dès le début de la saison 1949.

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  • Circuit à travers le Roman Pays de Brabant en 1964

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    Cette page extraite de "La Belgique en 200 photos" , ouvrage édité par les Éditions du Lombard en 1964, mentionne l'existence d'un musée du folklore devant la maison communale.
     
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  • L'Église Saint Rémy frappée par la foudre

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    eglise saint rémy,foudre,orage,18e siècle,vitraux,orgue,follieDatant approximativement de 1650, l'Église Saint Rémy à Ecaussinnes d'Enghien a été démolie en  1786, parce que la foudre s'était abattue sur  le bâtiment. C'est en 1852 seulement que la nouvelle église fut à nouveau érigée. Les vitraux y furent placés entre 1877 et 1880. eglise saint rémy,foudre,orage,18e siècle,vitraux,orgue,follie

    Cette paroisse a la particularité de posséder un grand orgue qui affiche plus de 150 ans. Construit en 1852 par les frères Louis et Florian Gheude (facteurs d'orgue nivellois), cet instrument valait, à l'époque, 3.800 francs.

    C'est là qu'on peut également voir le monument funéraire représentant Bernard d'Orley, seigneur de la Follie et son épouse Isabeau de Witthem, qu'on doit vraisemblablement au sculpteur valenciennois Jean Mone (XVIe siècle).

     

    Les photos datent du début des années 80.