mardi, 06 juin 2017

L'amour fait toujours recette en 2017

Sous l'ombrage chlorophyllé du Parc du Souvenir et au pied du château fort, des couples vont et viennent. Les éclats de rire fusent et s'envolent vers le ciel d'un bleu intense. Le goûter matrimonial 2017 a vécu, en dépit du terrorisme, de la morosité et des mauvaises langues. Et ça, ça vaut déjà son pesant d'or. Une cinquantaine de couples ont été formés dans le Parc du Souvenir. Bon an mal an. Mais ne vient-on pas avant tout pour s'amuser ? Parce qu'après tout, c'est la foire à l'amour et qu'il faut savoir en profiter. 

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mardi, 07 février 2017

Ecaussinnes en litho

Lorsqu'on surfe sur Internet, il suffit de se baisser pour ramasser des poignées de trésors à foison. On y trouve Ecaussinnes mentionné dans bon nombre de sites et parfois, les plus inattendus. Ce qui nous vaut de belles images, comme cette lithographie, publiée en 1927 et issue de la Bibliothèque de l'Université de Gand

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18:50 Écrit par Nadine Lebrun dans Gravures, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lithographie, 1927, château fort, bibliothèque, gand |  Facebook | | Pin it! | | |

jeudi, 19 février 2015

La Belgique illustrée : "où perce la roche souterraine semant partout ses pierrailles"

La Belgique illustrée - 1855 - page 96 (Copier).jpgLa Belgique illustrée - 1855 - page 97 (Copier).jpgPublié sous la direction d'Eugène Van Bemmel, le deuxième tome de "La Belgique illustrée" (Ses monuments, ses paysages, ses oeuvres d'art, 1878-1882) comporte 500 superbes gravures dont deux relatives aux châteaux des Ecaussinnes.

Répertorié sous le chapitre qui comprend les communes d'Ath, d'Enghien, de Soignies et de Beloeil, le village d'Ecaussinnes se voit encore, dans cette publication prestigieuse, sous son angle classique. On n'y apprend rien de bien neuf mais le caractère désuet de la présentation vaut la peine qu'on passe à nouveau en revue ces choses qu'on a lues mille fois.

La renommée des carrières de Soignies n'est plus à faire ; ses veines se prolongent jusque dans les entrailles écausinnoises. Son nom? Le petit granit. On l'emploie abondamment dans les constructions. A un jet de pierre de Soignies, le terrain calcaire qui compose les horizons sonégiens, affleure à Ecaussinnes. Théodore Jouret y écrit avec verve : "le pays "des Ecaussinnes" lui doit sa physionomie caractéristique, un aspect assez rude, un sol montueux, coupé de ravines profondes, où perce la roche souterraine semant partout ses pierrailles."

Formé d'un seul village au XIIe siècle, Ecaussinnes s'est scindée en Ecaussinnes-Sainte-Aldegonde et Ecaussinnes-Saing-Remy. Avec pour conséquence pour les villageois d'abandonner la dévotion aux patrons de leurs chapelles. Leurs appellations allaient dorénavant se muer en ceux de leurs maîtres, les sires de Lalaing et ceux d'Enghien.

"Le château de Lalaing", écrit Théodore Jouret, "a appartenu successivement aux de Renesse, aux Warfusée, la maison de Croy, aux van der Burgh et enfin aux d'Arenberg, les propriétaires actuels. Il est resté le Château fort du Xe siècle : situé sur un rocher escarpé, ses tourelles, ses murailles crénelées lui donnent une tournure guerroyante."

Si les fossés sont toujours présents au château fort, ils ont été comblés au château d'Ecaussinnes d'Enghien : "ils sont remplacés par des pièces d'eau, qui ajoutent une beauté de plus à d'immenses jardins aménagés avec infiniment de goût par M. le comte de Spangen. La vieille porte a aussi rejeté ses constructions défensives, et la large baie voûtée laisse plonger le regard dans une cour intérieure qui a conservé son caractère "moyen âge"."

mercredi, 12 février 2014

Chromos saga : le char de la présidente et de ses demoiselles d'honneur

Voici le troisième chromo relative à un Goûter des années 60. On y voit clairement le char de la Présidente et de ses demoiselles d'honneur sur la Place des Comtes mais reste à savoir de quelles Ecaussinnettes il s'agit... Si la photo a été prise le jour du Goûter Matrimonial, je n'y comprends rien car la place semble désertée. Y aurait-il eu des répétitions ? J'en doute.

Comme on le constate, le char n'était pas tiré par un cheval. Décorés d'une guirlande aux couleurs du drapeau belge, le carrosse et son cheval de bois blanc étaient hissés sur une plate-forme montée sur roues et vraisemblablement remorqués par un tracteur. Plusieurs personnes pourraient être identifiables. 

Les présidentes de 1960 à 1970 : 

  • 1960 : Eliane Denays
  • 1961 : Claudie Jonkeere
  • 1962 : Marie-Claude Jonkeere
  • 1963 : Ghislaine Delplace
  • 1964 : Gilberte Dubrulle
  • 1965 : Chantal Bastin
  • 1966 : Alison Moar
  • 1967 : Josiane Stassin
  • 1968 : Marie–Claude Denays
  • 1969 : Joselyne Craemers
  • 1970 : Sylvianne Timmermans 

(à suivre)

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mardi, 19 novembre 2013

Jardin-potager du château fort, fruit des amours de Pomone et Vertumne

ecaussinnes,jardin,mythe,château fort,arbres; dieuLe jardin-potager du château fort d'Ecaussinnes-Lalaing est traversé par un long sentier qui aboutit sur des petits pavillons consacré à la pêche et à la chasse. Deux allées le coupent et conduisent aux statues de Vertumne et de Pomone, deux divinités étrusques qui veillent encore paisiblement sur le jardin.


Vertumne signifie "tourner, changer" et était vraisemblablement un roi d'Etrurie. Après sa mort, il devint un dieu pour avoir cultivé avec passion et soin des fruits et des cultures du jardin. Son culte arriva jusqu'à Rome où il était il était pris pour le dieu des vergers et des jardins. Comme la signification de son nom l'indique, Vertumne avait la faculté de pouvoir changer d'apparence à sa guise. Super pouvoir dont il usa et abusa pour séduire la nymphe Pomone. Celle-ci avait un goût prononcé pour les vergers et les fruits et fuyait les bois, à la différence des autres nymphes. Malgré ses ruses, Vertumne, fou amoureux de Pomone, ne parvenait pas à la charmer. Un jour toutefois, il lui vint l'idée de se métamorphoser en vieille femme, ce qui lui valut un certain intérêt de la part de Pomone. Aiguisée par la curiosité, elle écouta attentivement Vertumne qui lui vanta ses qualités sous les traits d'une vieille femme bien inoffensive et digne de confiance. Pomone eut tôt fait de regretter d'avoir éconduit son amant et céda aux charmes de l'immortel Vertumne.

Ce mythe est, en réalité, une allégorie pour la succession des saisons. Le poète latin Ovide semble appuyer cette hypothèse, puisqu'il rapporte que Vertumne s'était successivement transformé en laboureur, en moissonneur, en vigneron et en vieille femme - symboles pour le printemps, l'été, l'automne et l'hiver. Pomone répand généreusement sa corne d'abondance, tandis que Vertumne la tient contre lui, bien droite, pour ne rien éparpiller. ecaussinnes,jardin,mythe,château fort,arbres; dieu

ecaussinnes,jardin,mythe,château fort,arbres; dieu(Photos © Nad 2008)