Légendes

  • On n'apprend plus à un vieux singe à faire la grimace à Marche

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    IMG_0697a (Copier) (Copier).jpgSur la bien-nommée place du Singe (aussi connue sous l'appellation du Hameau de la Croix Blanche), trône un étrange personnage simiesque assis sur un piédestal. Il y a bien entendu une histoire derrière ce coquin personnage au museau rouge vif et au regard tranquille.
     
    On chuchote qu'au crépuscule de la guerre 14/18, des soldats britanniques avaient une mascotte, un ouistiti. Un petit singe qui a fini par élire domicile à Marche-lez-Ecaussinnes. Bien involontairement selon les rumeurs. En effet, l'un des militaires britanniques l'aurait lancé par la fenêtre du train puisque son unité n'avait désormais plus besoin de mascotte. Un geste bien ingrat puisque cet animal leur avait porté chance. Ces soldats ne rentraient-ils pas au pays, sains et saufs? La malheureuse bête fut recueillie par un Marchois qui était justement l'un des acteurs de la ducasse du quartier. Le petit singe serait ainsi devenu l'emblème vivant de la ducasse. Plus tard, le primate fut légué à la commune. Il existe une deuxième hypothèse, moins cruelle pour le propriétaire initial du ouistiti. Celui-ci l'aurait simplement oublié à Marche et les habitants l'auraient rapidement adopté. On ignore ce qu'il est devenu mais sa légende, bien que floue, mystérieuse demeure et son regard malicieux fixe l'horizon marchois sans broncher depuis un siècle.

  • Jardin-potager du château fort, fruit des amours de Pomone et Vertumne

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    ecaussinnes,jardin,mythe,château fort,arbres; dieuLe jardin-potager du château fort d'Ecaussinnes-Lalaing est traversé par un long sentier qui aboutit sur des petits pavillons consacré à la pêche et à la chasse. Deux allées le coupent et conduisent aux statues de Vertumne et de Pomone, deux divinités étrusques qui veillent encore paisiblement sur le jardin.


    Vertumne signifie "tourner, changer" et était vraisemblablement un roi d'Etrurie. Après sa mort, il devint un dieu pour avoir cultivé avec passion et soin des fruits et des cultures du jardin. Son culte arriva jusqu'à Rome où il était il était pris pour le dieu des vergers et des jardins. Comme la signification de son nom l'indique, Vertumne avait la faculté de pouvoir changer d'apparence à sa guise. Super pouvoir dont il usa et abusa pour séduire la nymphe Pomone. Celle-ci avait un goût prononcé pour les vergers et les fruits et fuyait les bois, à la différence des autres nymphes. Malgré ses ruses, Vertumne, fou amoureux de Pomone, ne parvenait pas à la charmer. Un jour toutefois, il lui vint l'idée de se métamorphoser en vieille femme, ce qui lui valut un certain intérêt de la part de Pomone. Aiguisée par la curiosité, elle écouta attentivement Vertumne qui lui vanta ses qualités sous les traits d'une vieille femme bien inoffensive et digne de confiance. Pomone eut tôt fait de regretter d'avoir éconduit son amant et céda aux charmes de l'immortel Vertumne.

    Ce mythe est, en réalité, une allégorie pour la succession des saisons. Le poète latin Ovide semble appuyer cette hypothèse, puisqu'il rapporte que Vertumne s'était successivement transformé en laboureur, en moissonneur, en vigneron et en vieille femme - symboles pour le printemps, l'été, l'automne et l'hiver. Pomone répand généreusement sa corne d'abondance, tandis que Vertumne la tient contre lui, bien droite, pour ne rien éparpiller. ecaussinnes,jardin,mythe,château fort,arbres; dieu

    ecaussinnes,jardin,mythe,château fort,arbres; dieu(Photos © Nad 2008)

  • Un château hanté ? (3)

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    fantôme,apparitions,xviie siècle,château,hanté,hantise,murs,parcheminIl y a quelques années, un domestique logeant dans la pièce où les phénomènes s'étaient produits, s'était plaint d'entendre d'étranges grincements.

    On dit aussi qu'un ouvrier chargé de sonder les murs pour l'exécution de transformations mineures, découvrit un morceau de parchemin sur lequel on pouvait lire : "En l'an 1650, les présentes furent déposées en ceste endroit après aspersion d'eau bénite pour suspendre les apparitions et bruits nocturnes qui n'ont cessé depuis le trespas de Monseigneur René de Renesse, comte de Warfusé, occis à Liège le 16 avril 1637."

    Gageons que le mystère subsistera. Et cela vaut mieux comme ça, nest-ce pas ?

  • Au temps des fées et des nutons

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    rocher,trou,fées,nutons,pierres,grotte,fantastique,merveilleuxAutrefois, nos grand-mères racontaient, le soir au coin du feu, les récits fabuleux de notre terroir. Il existe à Ecaussinnes d'Enghien un endroit baptisé "Trou des Fées". Il s'agissait d'un massif de pierres. En 1884, ce bloc de dolomie a été dynamité par des ouvriers du chemin de fer pour les besoins de la ligne Ecaussinnes-Clabecq.

    Mais on ne tue pas la poésie d'un lieu. La preuve ? On dit qu'aux temps anciens, des grottes se trouvaient précisément à cet endroit et qu'elles étaient habitées par d'étranges nutons, des espèces de nains au teint sombre et au regard vif, qui ne sortaient qu'à la nuit tombée.

    Ces curieux personnages savaient mettre la main à tout. Ils étaient de bons coordonniers, d'excellents forgerons, d'habiles tisserands et d'efficaces remouleurs. Qui plus est, ces nutons avaient le coeur sur la main et dispensaient volontiers leurs services aux villageois qui leur confiaient tout travail inachevé devant être fini le lendemain.

    Les épouses des nains apportaient, elles aussi, leur contribution en exerçant la profession de lavandière, la nuit venue. On voyait souvent, au crépuscule, de jeunes servantes de ferme portant une hotte pleine du linge sale de ses maïtres, presser le pas vers la grotte aux fées pour y déposer leur labeur.

    En matière de rémunération, les nutons n'étaient guère exigeants. Une tartine beurrée, un pot de lait ou quelques produits de la ferme leur suffisaient.

    Vint un temps plus ingrat où les humains, non contents d'abuser de ces petits êtres, commencèrent à les dénigrer en glissant des choses immondes entre deux tranches de pain. On raconte que c'est à la suite de ce manque de reconnaissance et de respect que les nutons et les fées disparurent de nos contrées...

  • Scoufflény, une statue dans un nid d'éperviers

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    La légende est sans doute quelque peu tirée par les cheveux mais elle est jolie, l'histoire qui raconte l'origine du nom "Scoufflény". On dit qu'un homme occupé à ébrancher un arbre, aurait découvert une statue de Notre-Dame de Liesse dans un nid d'éperviers. Quand on sait qu'éperviers se dit escouffles en wallon, on comprend mieux comment est né le hameau de Scouffles-nid...