Guides touristiques

  • Visiter Ecaussinnes en 1938, c'est forcément prendre le train

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    sncb,excursions,belgique,château,château-fort,publicitéFin des années 30, le train est le moyen le plus pratique et le plus économique de voyager. Et par tourisme, on entendait souvent l'exploration du patrimoine historique belge. Aussi, ne faut-il pas s'étonner de voir de nombreuses mentions d'Ecaussinnes-Lalaing et de son château dans les prospectus de la SNCB publiés en 1938. Le service publicitaire de la SNCB avait d'ailleurs édité douze dépliants d'une collection nommée "La Belgique pittoresque".  Le numéro 1 de cet assortissement de guides s'intéressait ainsi aux châteaux historiques et châteaux forts. Le prospectus comportait notamment une carte des demeures d'intérêt à visiter. On pouvait y lire à la suite des ruines du château de Mariemont, qu'"un peu plus au nord, on visite l'ancien château fort d'Ecaussinnes-Lalaing, pittoresquement situé au sommet de rochers escarpés, au bord de la Sennette ; bien restauré, il sert actuellement de musée."

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    sncb,excursions,belgique,château,château-fort,publicitéUne autre série intitulée "Nos Loisirs" a été édité par la Société Nationale des Chemins de Fer Belges, la même année et proposait cinq excursions d'une journée de gare à gare. La 2e excursion partait à la découverte de Mariemont pour se diriger vers Morlanwelz, soit 6 km et demi. Ensuite, on plongeait dans la Vallée de la Sennette d'Ecaussinnes-Carrières à Henripont, soit un trajet de 7 km. A l'époque, on prend le train à la gare de Henripont. Douce époque où il était possible de visiter la plupart des villes et villages de Belgique par le train et puis, avec une bonne foulée, on visitait toutes les curiosités du cru... Ah oui et le slogan de la SNCB à cette époque, c'était : "Pour voyager seul, en famille ou en groupe, le chemin de fer est PLUS SÛR, PLUS RAPIDE, MOINS CHER."

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  • Des Joyaux de la Couronne à Ecaussinnes aussi

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    Joyaux de la Couronne 2.jpgJoyaux de la Couronne 1.jpgCe livret de 24 pages peut facilement passer inaperçu, surtout si l'on ne s'intéresse pas à la monarchie. Et pourtant, le fascicule n'a en réalité rien à voir avec la royauté, puisqu'il s'agit d'informations touristiques sur le Hainaut. Un livret qui a été publié par la Fédération du Tourisme de la Province de Hainaut, sans mention de date mais qui doit vraisemblablement dater de la fin des années 50 ou du début des années 60. Garni de photographies en noir et blanc, il est préfacé par Alexandre André, député permanent et président de Hainaut-Tourisme. Ce politicien socialiste originaire du Borinage mais installé à La Louvière, remplaça Ernest Martel en tant que député permanent, en 1938 et instaura, en Hainaut, les "séances de délassement intellectuel". Détail qui a son importance, cette brochure a été imprimée en Belgique.                                                                                      Joyaux de la Couronne 3.jpg

    Ecrit par Jean Goffin, conseiller artistique au Commissariat Général au Tourisme, le texte évoque bien entendu les châteaux des Ecaussinnes. "Parlant ainsi d'amour, comment ne pas songer immédiatement à Ecaussinnes et son goûter matrimonial, lequel débute - comme vous savez - au pied du Château d'En Haut, pour se terminer - du fait d'on ne sait quel symbolisme narquois dans le tunnel des amoureux... du Château de la Follie!"

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    L'auteur s'attache d'abord au Château d'En Haut qui surplombe la place de la Ronce, lieu des festivités du goûter matrimonial. "(...) le mariage, comme la ronce, n'est pas sans épine.", ironise Jean Goffin. "Ce que les faits eux-mêmes semblent accréditer, puisqu'au XIIe siècle, les Ecaussinnes ne formaient qu'un seul village - j'allais écrire un seul ménage - et que, depuis lors, la séparation perdure entre Ecaussinnes-Lalaing et Ecaussinnes-d'Enghien... par consentement mutuel." 

    La Follie, "jadis forteresse lui aussi, grâce à de profondes et redoutables douves aujourd'hui comblées, c'est à présent, du fait de remaniements successifs, un château grâcieux dont le parc s'orne de prestigieux massifs de hêtres rouges centenaires."

    A l'époque, le château de la Follie était ouvert aux visiteurs du 1er juillet au 30 septembre et l'entrée coûtait 10 francs. Le château-fort était accessible tous les jours de Pâques à la Toussaint (sauf le vendredi), et le tarif était de 5 francs.

  • Marche-lez-Ecaussinnes, son castel et sa flore

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    Place Marche.jpgBalade dans le temps et les charmes désuets d'un village mi-rural, mi-industriel selon "50 promenades pédestres" publié par le Touring Club de Belgique en 1918.

    Il y avait jadis à Marche, un castel cerné d'eau. Les vestiges sont encore visibles près du moulin. Il y demeure en effet des traces de fossés et d'anciennes maçonneries. Camille Pète écrit : "Le moulin à eau et la ferme occupés par M. Marot dépendaient de ce château. Une pierre sculptée et datant du XVe siècle et provenant du château de Marche est placée dans le portail d'Ecaussinnes-Lalaing."balade,promenade,touring club

    A l'époque, on notait la flore abondante à Marche et parmi laquelle, le cresson de fontaine que des maraîchers bruxellois venaient récolter.Cette plante poussait naturellement aux abords des ruisseaux. Riche en vitamines (A, C et E), le cresson de fontaine possède une tige appréciée pour sa saveur piquante. On le déguste en accompagnement ou en salade. Quant aux feuilles, elles se préparent en potage, en sauce ou en décoration. Ce végétal doit toutefois être consommé avec sagesse car il s'avère irritant pour les intestins et la vessie.

    Dans le bois de Feluy qui fait la limite entre Marche, Feluy et Seneffe, on trouve en abondance la digitale pourprée. Avec ses clochettes rosâtres, cette fleur paraît bien candide et pourtant, elle est excessivement toxique. Elle contient effectivement de la digitaline qui est utilisée en médecine pour ralentir le rythme cardiaque. Elle est prescrite en cas d'insuffisance cardiaque. C'est qu'on a toujours le coeur qui bat la chamade aux Ecaussinnes!

  • Promenade à Marche-lez-Ecaussinnes à l'aube du XXe siècle

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    Marche, panoramaExtrait de "50 promenades pédestres - La Louvière et le Centre", Camille Pète propose, en 1918, une excursion champêtre à travers Marche-lez-Ecaussinnes. On conseille vivement aux promeneurs de se munir de vivres et de s'adonner à la marche marchoise par temps sec. C'est qu'à l'époque, le patelin est essentiellement rural. Enfin, pas tout à fait. En face de la gare, se dresse la sucrerie. Celle-ci a été construite en 1872. A l'époque, on considère le bâtiment comme un gratte-ciel. En descendant du plateau de la gare, on nous invite à obliquer vers la gauche : "on tombe en plein dans un gros village très propre, mi-industriel, mi-agricole."

    marche,excursion,promenade,centreSur la droite, on remarque le berceau (11 ares 30 centiares) de la Société des Archers Saint-Sébastien qui est l'une des plus anciennes du pays puisqu'elle fut fondée le 30 mai 1534. Ladite société possède une perche, une cabane, un drapeau de 1852, une pique en forme de hallebarde, un collier de roi en velours incrusté d'arcs, d'astérisques et lamé d'argent. Sa devise : "Serment de Marche. Tant que vive Trazegnies." 

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    La Grand Place ne manque guère de charme. Vaste, elle comportait alors un kiosque en pierres, l'Hôtel communal et son église Saint-Géry bien entendu. "Elle n'est pas sans dégager certain cachet de petite ville."

    "Peu d'églises de villages sont aussi riches queMarche, église, Saint-Géry celle-ci en antiquités ; elle est d'ailleurs placée en 3e classe sous la protection de la Commission Royale des Monuments." (...) Si ce lieu de culte se caractérise par son manque d'homogénéité, on l'explique ainsi. "En 1230, elle n'était qu'une grande chapelle ; en 1536 et en 177, elle subit des agrandissements." (...) "Le 9 septembre de chaque année, les habitants de Marche, le clergé paroissial en tête se rendent en pélerinage à Familleureux. L'origine de celui-ci remonte à plus de 300 ans, à une époque où la peste faisant des ravages dans la commune, les rares survivants allèrent implorer Notre-Dame de Familleureux. La Madone ayant arrêté le fléau, ceux-ci en reconnaissance firent le serment de perpétuer le pélerinage chaque année à pareille époque." 

    (à suivre)

  • La vallée de la Sennette comme en 1918

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    touring,la louvière,centre,publicité,pub,réclameEn 1918, le Touring Club de Belgique publie un fascicule reprenant 50 promenades pédestres à La Louvière et dans le Centre. A l'époque, les vacances n'existent pas vraiment pour le commun des mortels et les lointains voyages dans les contrées exotiques sont l'apanage des nantis. Et pourtant, nos aïeux ne cessaient de s'émerveiller et de réinventer le dépaysement à quelques kilomètres de chez eux. On guettait le pittoresque derrière chaque bosquet, à chaque coin de rue. On avait une bonne foulée et on partait à la conquête des sentiers, des champs de blé et des sites de carrières abandonnées.

    Pour venir à Ecaussinnes à l'époque, on prend le train et on descend à Ecaussinnes Carrières. De là, on longe le chemin de fer industriel pendant une vingtaine de minutes pour rejoindre le village. "Après avoir traversé le plateau de la gare, bordé de construction fraîches et pimpantes, on remarque, dans un fond un étang d'une superficie de plus de 2 hectares. C'est le trou d'une carrière abandonnée." On apprend que les carrières existaient déjà à Ecaussinnes, depuis 1399. A l'époque, Ecaussinnes s'épèle Es Caussines.

    touring,la louvière,centre,publicité,pub,réclameIl se cachait à l'époque des coins de paradis. Voici ce qu'écriivait J. Nagan dans  les "50 promenades pédestres" en commençant la balade à partir de la chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs : "En continuant la route, on aperçoit bientôt un bois attenant au château de la comtesse de Spangen (ndlr : actuel château de la Follie) et sur la droite le pont du chemin de fer d'Ecaussinnes Nord à Clabecq. Traverser la route d'Ecaussinnes à Henripont, longer le bois puis franchir la passage à niveau pour atteindre le mur du château. Avant d'y arriver, noter une petite ferme qui se cache derrière la haie, sur la droite, presque au bout du chemin que l'on vient de parcourir.

    touring,la louvière,centre,publicité,pub,réclametouring,la louvière,centre,publicité,pub,réclameTraverser le pré qui l'entoure pour venir derrière le bâtiment. Une vraie surprise attend le promeneur : dans un ravin profond d'une vingtaine de mètres - qui n'est autre qu'une ancienne carrière abandonnée depuis longtemps, - dort un étang ; son eau calme est recouverte de plantes aquatiques et reflète les grands touring,la louvière,centre,publicité,pub,réclamearbres et les buissons qui peuplent ses berges. Ceux qui ont le pied sûr pourront descendre avec prudence, pour éviter une chute désagréable, le talus haut et escarpé, jusqu'au bord de la nappe liquide, pour mieux admirer ce paysage de conte de fées. En face du touriste, sur l'autre rive, au sommet du roc, les ruines d'une tour, - à l'aspect moyenâgeux mais assez récente, paraît-il - envahie par les plantes grimpantes, font de cet endroit pittoresque un coin du parc de la Belle-au-Bois-Dormant, car on n'y voit jamais âme qui vive. Le coup d'oeil doit être vraiment impressionnant par un beau clair de lune."

    touring,la louvière,centre,publicité,pub,réclametouring,la louvière,centre,publicité,pub,réclameCamille Pète signe une promenade qui s'attatouring,la louvière,centre,publicité,pub,réclamerde sur l'intérêt de la région pour le minéralogiste qui peut collecter à Ecaussinnes de beaux échantillons de calcite cristallisée, de géodes renfermant du soufre, des traces de pyrite, etc. Pour le paléontologiste aussi puisqu'on a découvert aux carrières du Hainaut à Soignies, des restes de mammouth, de rhinocéros, de cervidés, de silex taillés également. L'auteur de cet article regrette l'absence de musée local qui pourrait mettre en valeur ces fossiles et ces minéraux. "A Soignies, il y aurait un Musée Archéologique s'y rapportant. Aux Ecaussinnes, il y a une lacune à combler si on veut compléter et développer l'instruction générale et technique de nos carriers et développer chez eux le goût, le sentiment artistique, émotion si douce et si réconfortante. Aussi pour terminer cette délicieuse promenade, formulons le voeu de pouvoir, lors de notre prochaine excursion dans cette région des carrières, aller visiter ce musée local." Mmmh...

  • De belles vues aériennes des châteaux d'Ecaussinnes dans les années 70

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    Voici deux belles photos aériennes extraites de la brochure due à la plume de la Comtesse Marie-Caroline d'Ursel, "Cinquante châteaux évoquent l'histoire de Belgique", ouvrage publié en 1972. On remarque les espaces plus aérés (on est au début des années 70), notamment dans la rue de la Grande Ronce (où l'on voit une prairie). Pas une seule voiture sur la Place des Comtes et pas une seule sur les routes d'Ecaussinnes non plus...

    Crédit photos : Photo Aerial Photography

    A voir aussi : la Place Cousin vue d'en haut http://tunneldesamoureux.skynetblogs.be/archive/2007/02/13/la-place-cousin-du-ciel.html

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  • "Châteaux en Hainaut" d'Emile Poumon

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     hainaut, Poumon, fédération du tourisme du hainaut, follie, château forthainaut,poumon,fédération du tourisme du hainaut,follie,château fortCes illustrations sont extraites de l'ouvrage d'E. Poumon, "Châteaux en Hainaut", édité par la Fédération du Tourisme du Hainaut. Mention à l'un des châteaux féodaux les mieux conservés en Hainaut :"La forterèche de Scaussine du XIIe siècle fut considérablement agrandie par les Lalaing dans la seconde moitié du XIVe siècle. Onze tours rondes en poivrières, dont cinq subsistent quasi dans leur état d'origine, s'avançaient sur les hainaut,poumon,fédération du tourisme du hainaut,follie,château fortmurailles, dès le début du XVe siècle. (...)"

    hainaut,poumon,fédération du tourisme du hainaut,follie,château fort"C'est encore une forteresse que le château d'Ecaussinnes d'Enghien situé en aval sur la rive gauche de la Sennette. Il avait, au XIVe siècle, la réputation de ne pouvoir être réduit ni par la force, ni par la menace, ni par les stratagèmes. Il la devait à ses fossés pleins d'eau, à ses quatre tours d'angle et à ses courtines; mais ses caractéistiques d'alors ont disparu lorsqu'en 1506, Isabeau de Witthem fit combler les fossés et apporta des transformations  qui altérèrent son aspect extérieur.. (...)"

    Crédit photos : vue aérienne du château fort : Poncin - salle d'armes de la Follie : A.C.L. - cour intérieure et chapelle de la ollie : Georges Dopagne - vue postérieure du châteaude la Follie : Baron Fallon

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