Demeures hantées

  • Mika shoe, les derniers clichés

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    Sur le même sujet : http://tunneldesamoureux.skynetblogs.be/archive/2008/03/04/electroniquement-protege-contre-le-vol.html

  • Mika Shoe, talon d'Achille d'Ecaussinnes (2)

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    Déclarée en faillite au début des années nonante, la société Mika Shoe se voit apposer des scellés sur sa porte. Obstacle bien illusoire puisque les intrus et les vandales de tous poils auront vite fait de violer les lieux. Plusieurs incendies ravageront l'ancien magasin de chaussures. Les autorités publiques tentent à plusieurs reprises de s'arranger avec le propriétaire dans le but de racheter ce qui est devenu un chancre mais sans succès. Entre 2002 et 2004, plusieurs arrêtés ministériels sont dès lors pris pour contraindre le propriétaire à effectuer les travaux d'assainissement et à y relancer une activité économique. Rien n'y fait. Le propriétaire est assigné en justice par la Wallonie mais en 2007, une demande de permis d'urbanisme est déposée par le propriétaire, réduisant à néant les projets communaux. Récemment encore, alors que le ministère wallon de l'Aménagement du Territoire s'apprête à allonger une somme de plus de 400.000 € à la commune d'Ecaussinnes pour le réaménagement du site, le propriétaire soumet une nouvelle demande de permis en vue d'exploiter un commerce. La fin du chancre n'est donc pas encore écrite...

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  • Mika Shoe, le talon d'Achille d'Ecaussinnes

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    mika shoe,rue de la haie,chancre,sécurité,danger,pied,chaussure,pollution,immondices,dépôts sauvages,déchetsJ'avais déjà évoqué ce chancre industriel sur le territoire d'Ecaussinnes, rue de la Haie. Tous les Ecaussinnois connaissent les anciens bâtiments de Mika Shoe livrés à une dégradation inexorable depuis près de 30 années.

    A la faveur de quelques rayons chaleureux de ce début d'automne, j'ai promené mon objectif dans ces lieux hantés qui dégagent un charme macabre et diffusent une atmosphère inquiétante, sombre. On se croirait dans un décor post-apolyptique. Seule la verdure, par miracle, s'engouffre, curieuse et exubérante, par ce qui faisait naguère office de portes ou de fenêtres.

    On imagine le lieu peu sécurisé (et peu sécurisant), pourtant, rien n'a été prévu pour empêcher l'accès du quidam au bâtiment. On y croise des ombres qui ne se regardent pas, qui s'ignorent, sans doute par honte de traîner en ces lieux peu reluisants. Je me fonds dans le décor, comme les autres spectres. Des immondices ont été déversés ça et là. Des sacs de poubelle éventrés par des rats, des couche-culottes gonflées, des cannettes rouillées par centaines, des mika shoe,rue de la haie,chancre,sécurité,danger,pied,chaussure,pollution,immondices,dépôts sauvages,déchetsmégots de cigarettes, des chaussures en fin de course qui semblent avoir choisi leur cimetière, des pots de yaourt intacts dont la date de péremption effraye même les rongeurs,... Autant de reliquats de notre belle et riche civilisation de l'abondance et du gaspi.

    Comme s'il fallait à tout prix s'approprier ces lieux, comme s'il fallait les illuminer d'une vaine flamboyance, des graffeurs ont apposé leur griffe sur chaque bout de béton disponible. L'art de la rue s'enferme au royaume des ombres. C'est comme si chaque signature signifiait "j'existe", "je tague donc je suis"... Ecaussinnes, cité d'art... cité d'ombres...

    Un vent coulis se glisse subrepticement et me murmure une plainte étrange et sinistre. Je frissonne et tourne les talons pour m'enfoncer dans le vert de la campagne environnante.

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  • Dis-moi qui tu hantes...

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    Quelques commentaires intéressants ont été laissés ça et là. Je m'en voudrais de ne pas en faire état car cela me fait le plus grand plaisir de remarquer les traces de votre passage.

    J'avais notamment évoqué la légende qui enveloppait de mystère le château de la Follie jadis hanté par René de Renesse (http://tunneldesamoureux.skynetblogs.be/post/2904695/un-chateau-hante--1et suite). Rappelons les faits. Celui-ci fomenta, en 1637, un soulèvement contre le bourgmestre de Liège, pour retrouver les bonnes grâces du roi Philippe IV d'Espagne, contre lequel il avait conspiré. René de Renesse fut littéralement massacré par le peuple liégeois alerté par les cris de son bourgmestre. René de Renesse n'allait apparemment pas reposer en paix puisqu'à divers moments, des bruits mystérieux, des grincements allaient rompre la sérénité de l'élégante demeure. Un vieux domestique affirma même avoir aperçu le fantôme de René de Renesse s'évaporant dans un mur, en récitant le Psaume de David... Plus tard, un ouvrier découvrait, enfoui dans la muraille, un parchemin témoignant d'une intervention de l'autorité ecclésiale. En 1650, on déposa, en effet, ce document, tout en n'oubliant pas d'asperger les lieux d'eau bénite, dans le but de faire cesser les "apparitions et bruits nocturnes qui n'ont cessé depuis le trépas de Monseigneur René de Renesse, comte de Warfusé, occis à Liège le 16 avril 1637."

    Lilsista, 12 ans semble beaucoup s'intéresser aux fantômes... Elle veut savoir si le récit est vrai. Il est naturel que l'être humain recherche le merveilleux. On aime tous avoir (un peu) peur et on rêve d'assister à un phénomène surnaturel... mais je pense, Lilsista, qu'il s'agit ici d'une belle histoire, d'une légende typique souvent collée aux demeures ancestrales. Les vieilles pierres ont toujours attiré les histoires de revenants. Parfois, on croit voir des choses et l'imagination fait le reste... Ainsi naissent les mythes. Toutes ces légendes ont sans doute un fond vrai, mais elles n'en sont pas moins des élucubrations qui nous jettent de la poudre aux yeux. Mais qu'est-ce qu'il est parfois bon de se frotter les mirettes, quand nos paupières gonflées de merveilleux nous démangent... Garde tes rêves, Lilsista, et ton imagination. Et s'il y avait un spectre à la Follie, il y a bien longtemps, je pense qu'aujourd'hui, René de Renesse repose désormais en paix. Il n'y a pas de fantôme au château de la Follie à moins que...

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  • Un château hanté ? (3)

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    fantôme,apparitions,xviie siècle,château,hanté,hantise,murs,parcheminIl y a quelques années, un domestique logeant dans la pièce où les phénomènes s'étaient produits, s'était plaint d'entendre d'étranges grincements.

    On dit aussi qu'un ouvrier chargé de sonder les murs pour l'exécution de transformations mineures, découvrit un morceau de parchemin sur lequel on pouvait lire : "En l'an 1650, les présentes furent déposées en ceste endroit après aspersion d'eau bénite pour suspendre les apparitions et bruits nocturnes qui n'ont cessé depuis le trespas de Monseigneur René de Renesse, comte de Warfusé, occis à Liège le 16 avril 1637."

    Gageons que le mystère subsistera. Et cela vaut mieux comme ça, nest-ce pas ?

  • Un château hanté ? (2)

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    hanté,château,follie,hantise,fantôme,spectre,apparitions,serviteur,chapeau louis xiii,épée,sangLe mythe selon lequel le Château de la Follie serait hanté aurait été échafaudé par d'anciens domestiques. On dit que des lumières et un tapage mystérieux secouent une partie du rez-de-chaussée de la demeure.

    On raconte même qu'un vieux serviteur curieux s'y dissimula, une nuit et assista avec stupeur et effroi à l'apparition d'un grand homme chaussée de bottes molles et coiffé d'un chapeau Louis XIII. Un bandage ensanglanté semblait recouvrir une blessure sur son front et il tenait un poignard.

    Ravalant sa peur, le serviteur lui demanda : "Qui est là ?" Une voix caverneuse lui répondit : "Qui frappera par l'épée, périra par l'épée." Puis, le psaume de David s'éleva : "Ayez pitié de moi, Seigneur, effacez mon iniquité" et le fantôme s'évanouit dans la muraille. Il s'agissait de... René de Renesse.

    Mais ce n'était pas tout...


    (à suivre)

  • Un château hanté ? (1)

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    château,follie,spectre,fantôme,apparitions,légendeUne légende laisse supposer que le château de la Follie hantait jadis les lieux. L'histoire et le mythe se confondent.

    Durant le règne des Renesse, on dit que Guillaume de Renesse et Marie de Rubempré ont eu cinq enfants parmi lesquels René de Renesse. Chef des finances du roi Philippe IV d'Espagne, René fut contraint de s'exiler au pays de Liège, à la suite à une conspiration qu'il avait fomentée contre son souverain. René de Renesse en eut bien vite assez de cet exil et c'est pourquoi il tenta de retrouver les bonnes grâces du Roi. Il s'attaqua donc à son hôte, le bourgmestre de Liège, La Ruelle alors ennemi héréditaire de l'Espagne.

    Le 16 avril 1637, des émissaires espagnols conduits par de Renesse massacrèrent donc La Ruelle. Les cris poussés par le bourgmestre liégeois finirent par déchaîner les gens du peuple qui achevèrent René de Renesse à coups d'estoc et de hache.

    Et c'est ici qu'intervient la légende... Mais c'est une autre histoire que je vous conterai, un autre jour...


    (à suivre)