Chez les Martchous

  • Ecaussinnes : faits et chiffres 1874

    Pin it!

    Carte Province de Hainaut (Copier).jpgExhumé au creux d'une montagne de livres sur la Place du Jeu de Balle à Bruxelles, ce dictionnaire encyclopédique de géographie historique du royaume de Belgique, daté de 1874 passe en revue chaque commune de Belgique. Et voici ce qu'on y trouve entre autres sur les Ecaussinnes.

    ECAUSSINNES D'ENGHIEN : Pop. 4,665 habitants. On y dit les promenades charmantes et les maisons de campagnes aux environs, riches. Le sol est déprimé, d'un aspect montueux sillonné de coteaux et de ravins. Le terrain est généralement froid et humide, dont certaines parties incultes consistent en rochers ou amas de rocailles. Il y a quelques belles plaines principalement aux alentours de la commune, et de nombreuses carrières de pierres bleues et grises à bâtir, de pierres à chaux et de pavés. Au rayon des industries et commerces, on relève une fabrique de chicorée, une usine de carton et de papier ainsi que des exploitations de carrières et une scierie importante. Foires et marchés étaient prévus le lundi après le 13 mai (cette foire n'a pas lieu, lorsque ce jour est celui de la foire de Soignies), et le lundi avant le 25 août ou le lendemain, si ce jour est férié. Reste à mentionner un vaste château de construction antique, flanqué de quatre tourelles et embelli de jardins d'agrément, situé auprès de la rivière et sur la lisière d'un bois. Très flou, tout ça (de construction antique : on ne peut être plus explicite), le nom du château de la Follie n'y est même pas précisé!

    ECAUSSINNES-LALAING : Pop. 1,030 habitants. En amphithéâtre sur un côteau dont le pied est baigné par la Sennette. Son sol est assez inégal et ses terres arables sont en partie argileuses. Nombreuses carrières de pierres bleues et grises à bâtir, et pavés, grès bleu pour aiguiser. On y trouve des fabriques d'instruments aratoires (pour le travail de la terre), des tanneries, des corroieries (finition du cuir) et des exploitations de carrières. Un beau château bâti en pierre de taille se dresse sur un rocher escarpé et est surmonté de cinq belles tourettes rondes. Cette belle propriété a appartenu successivement au seigneur de Renesse, comte de Warfusée, aux comtes de Lalaing et auxducs de Croy.

    MARCHE-LEZ-ECAUSSINNES : Pop. 2,053 habitants. A l'époque, Marche vit essentiellement d'agriculture. Ses dépendances : Belloy, Courrière-lez-Ville, Delval, Douair, Ghelrie, Lousserie, Moussenière, Patard, Pont-à-Loup, Porte à-Camp.

    A noter que les carrières sur le territoire belge étaient, en 1867, au nombre de 1769, avec 1529 sièges d'exploitation à ciel ouvert et 117 souterrains. L'activité occupait alors 21,640 ouvriers.

  • Promenade verdoyante à Marche (suite)

    Pin it!

    IMG_0693a (Copier) (Copier).jpgmarche,promenade,sennette,sentiersmarche,promenade,sennette,sentiersmarche,promenade,sennette,sentiersmarche,promenade,sennette,sentiersmarche,promenade,sennette,sentiersmarche,promenade,sennette,sentiersmarche,promenade,sennette,sentiersmarche,promenade,sennette,sentiers

  • Promenade verdoyante à Marche

    Pin it!

    IMG_0686b (Copier) (Copier).jpgA la faveur des rayons cajoleurs d'un été - peu généreux, il est vrai -, j'ai promené mon regard dans quelques rues et sentiers de Marche-lez-Ecaussinnes. J'ai souvent réinventé la réalité, histoire d'introduire dans cette poignée de photos, un zeste d'exotisme ou de pittoresque... ou pas.

    promenade,marche,sentiers,rues,sennettepromenade,marche,sentiers,rues,sennettepromenade,marche,sentiers,rues,sennettepromenade,marche,sentiers,rues,sennettepromenade,marche,sentiers,rues,sennette

  • On n'apprend plus à un vieux singe à faire la grimace à Marche

    Pin it!

    IMG_0697a (Copier) (Copier).jpgSur la bien-nommée place du Singe (aussi connue sous l'appellation du Hameau de la Croix Blanche), trône un étrange personnage simiesque assis sur un piédestal. Il y a bien entendu une histoire derrière ce coquin personnage au museau rouge vif et au regard tranquille.
     
    On chuchote qu'au crépuscule de la guerre 14/18, des soldats britanniques avaient une mascotte, un ouistiti. Un petit singe qui a fini par élire domicile à Marche-lez-Ecaussinnes. Bien involontairement selon les rumeurs. En effet, l'un des militaires britanniques l'aurait lancé par la fenêtre du train puisque son unité n'avait désormais plus besoin de mascotte. Un geste bien ingrat puisque cet animal leur avait porté chance. Ces soldats ne rentraient-ils pas au pays, sains et saufs? La malheureuse bête fut recueillie par un Marchois qui était justement l'un des acteurs de la ducasse du quartier. Le petit singe serait ainsi devenu l'emblème vivant de la ducasse. Plus tard, le primate fut légué à la commune. Il existe une deuxième hypothèse, moins cruelle pour le propriétaire initial du ouistiti. Celui-ci l'aurait simplement oublié à Marche et les habitants l'auraient rapidement adopté. On ignore ce qu'il est devenu mais sa légende, bien que floue, mystérieuse demeure et son regard malicieux fixe l'horizon marchois sans broncher depuis un siècle.

  • La place communale de Marche, hier et aujourd'hui

    Pin it!

    Place communale de Marche.jpgGrand Place de Marche (Copier) (Copier).jpgLes pavés ont disparu pour être remplacés par de l'asphalte mais la végétation n'y était pas encore sur la grand place de Marche-lez-Ecaussinnes. Je suppose que l'espace devait servir plusieurs missions, et par conséquent devait être dégagée des obstacles. Je songe notamment aux traditionnelles parties de balle pelote qui nécessitaient un espace important. La place communale marchoise telle qu'elle était vraisemblablement à la fin du XIXe siècle. On n'observe en effet aucune trace de poteau électrique. L'église Saint Géry semble avoir été modifiée. Serait-ce la cure qu'on aperçoit devant l'église?

  • Marche-lez-Ecaussinnes, son castel et sa flore

    Pin it!

    Place Marche.jpgBalade dans le temps et les charmes désuets d'un village mi-rural, mi-industriel selon "50 promenades pédestres" publié par le Touring Club de Belgique en 1918.

    Il y avait jadis à Marche, un castel cerné d'eau. Les vestiges sont encore visibles près du moulin. Il y demeure en effet des traces de fossés et d'anciennes maçonneries. Camille Pète écrit : "Le moulin à eau et la ferme occupés par M. Marot dépendaient de ce château. Une pierre sculptée et datant du XVe siècle et provenant du château de Marche est placée dans le portail d'Ecaussinnes-Lalaing."balade,promenade,touring club

    A l'époque, on notait la flore abondante à Marche et parmi laquelle, le cresson de fontaine que des maraîchers bruxellois venaient récolter.Cette plante poussait naturellement aux abords des ruisseaux. Riche en vitamines (A, C et E), le cresson de fontaine possède une tige appréciée pour sa saveur piquante. On le déguste en accompagnement ou en salade. Quant aux feuilles, elles se préparent en potage, en sauce ou en décoration. Ce végétal doit toutefois être consommé avec sagesse car il s'avère irritant pour les intestins et la vessie.

    Dans le bois de Feluy qui fait la limite entre Marche, Feluy et Seneffe, on trouve en abondance la digitale pourprée. Avec ses clochettes rosâtres, cette fleur paraît bien candide et pourtant, elle est excessivement toxique. Elle contient effectivement de la digitaline qui est utilisée en médecine pour ralentir le rythme cardiaque. Elle est prescrite en cas d'insuffisance cardiaque. C'est qu'on a toujours le coeur qui bat la chamade aux Ecaussinnes!

  • Promenade à Marche-lez-Ecaussinnes à l'aube du XXe siècle

    Pin it!

    Marche, panoramaExtrait de "50 promenades pédestres - La Louvière et le Centre", Camille Pète propose, en 1918, une excursion champêtre à travers Marche-lez-Ecaussinnes. On conseille vivement aux promeneurs de se munir de vivres et de s'adonner à la marche marchoise par temps sec. C'est qu'à l'époque, le patelin est essentiellement rural. Enfin, pas tout à fait. En face de la gare, se dresse la sucrerie. Celle-ci a été construite en 1872. A l'époque, on considère le bâtiment comme un gratte-ciel. En descendant du plateau de la gare, on nous invite à obliquer vers la gauche : "on tombe en plein dans un gros village très propre, mi-industriel, mi-agricole."

    marche,excursion,promenade,centreSur la droite, on remarque le berceau (11 ares 30 centiares) de la Société des Archers Saint-Sébastien qui est l'une des plus anciennes du pays puisqu'elle fut fondée le 30 mai 1534. Ladite société possède une perche, une cabane, un drapeau de 1852, une pique en forme de hallebarde, un collier de roi en velours incrusté d'arcs, d'astérisques et lamé d'argent. Sa devise : "Serment de Marche. Tant que vive Trazegnies." 

     marche,excursion,promenade,centre

    La Grand Place ne manque guère de charme. Vaste, elle comportait alors un kiosque en pierres, l'Hôtel communal et son église Saint-Géry bien entendu. "Elle n'est pas sans dégager certain cachet de petite ville."

    "Peu d'églises de villages sont aussi riches queMarche, église, Saint-Géry celle-ci en antiquités ; elle est d'ailleurs placée en 3e classe sous la protection de la Commission Royale des Monuments." (...) Si ce lieu de culte se caractérise par son manque d'homogénéité, on l'explique ainsi. "En 1230, elle n'était qu'une grande chapelle ; en 1536 et en 177, elle subit des agrandissements." (...) "Le 9 septembre de chaque année, les habitants de Marche, le clergé paroissial en tête se rendent en pélerinage à Familleureux. L'origine de celui-ci remonte à plus de 300 ans, à une époque où la peste faisant des ravages dans la commune, les rares survivants allèrent implorer Notre-Dame de Familleureux. La Madone ayant arrêté le fléau, ceux-ci en reconnaissance firent le serment de perpétuer le pélerinage chaque année à pareille époque." 

    (à suivre)