Châteaux

  • Un plafond s'effondre et fait 30 blessés au château fort en 1932

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    faits divers,1932,château fortDans l'édition du 26 mai 1932 du journal régional français "L'Ouest Eclair", un tout petit entrefilet en bas de page a retenu mon attention. La dépêche provenait vraisemblablement d'une agence de presse. On y racontait que des élèves visitaient le château fort d'Ecaussinnes-Lalaing ("Lelaing", pour être précis, selon la dépêche) et que le plafond s'est effondré. Il y aurait eu une trentaine de blessés.

  • Des Joyaux de la Couronne à Ecaussinnes aussi

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    Joyaux de la Couronne 2.jpgJoyaux de la Couronne 1.jpgCe livret de 24 pages peut facilement passer inaperçu, surtout si l'on ne s'intéresse pas à la monarchie. Et pourtant, le fascicule n'a en réalité rien à voir avec la royauté, puisqu'il s'agit d'informations touristiques sur le Hainaut. Un livret qui a été publié par la Fédération du Tourisme de la Province de Hainaut, sans mention de date mais qui doit vraisemblablement dater de la fin des années 50 ou du début des années 60. Garni de photographies en noir et blanc, il est préfacé par Alexandre André, député permanent et président de Hainaut-Tourisme. Ce politicien socialiste originaire du Borinage mais installé à La Louvière, remplaça Ernest Martel en tant que député permanent, en 1938 et instaura, en Hainaut, les "séances de délassement intellectuel". Détail qui a son importance, cette brochure a été imprimée en Belgique.                                                                                      Joyaux de la Couronne 3.jpg

    Ecrit par Jean Goffin, conseiller artistique au Commissariat Général au Tourisme, le texte évoque bien entendu les châteaux des Ecaussinnes. "Parlant ainsi d'amour, comment ne pas songer immédiatement à Ecaussinnes et son goûter matrimonial, lequel débute - comme vous savez - au pied du Château d'En Haut, pour se terminer - du fait d'on ne sait quel symbolisme narquois dans le tunnel des amoureux... du Château de la Follie!"

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    L'auteur s'attache d'abord au Château d'En Haut qui surplombe la place de la Ronce, lieu des festivités du goûter matrimonial. "(...) le mariage, comme la ronce, n'est pas sans épine.", ironise Jean Goffin. "Ce que les faits eux-mêmes semblent accréditer, puisqu'au XIIe siècle, les Ecaussinnes ne formaient qu'un seul village - j'allais écrire un seul ménage - et que, depuis lors, la séparation perdure entre Ecaussinnes-Lalaing et Ecaussinnes-d'Enghien... par consentement mutuel." 

    La Follie, "jadis forteresse lui aussi, grâce à de profondes et redoutables douves aujourd'hui comblées, c'est à présent, du fait de remaniements successifs, un château grâcieux dont le parc s'orne de prestigieux massifs de hêtres rouges centenaires."

    A l'époque, le château de la Follie était ouvert aux visiteurs du 1er juillet au 30 septembre et l'entrée coûtait 10 francs. Le château-fort était accessible tous les jours de Pâques à la Toussaint (sauf le vendredi), et le tarif était de 5 francs.

  • Le goûter n'était pas à la noce

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    zPot1 (Copier).jpgAlors, comment dire... Mieux vaut parfois éviter d'épiloguer et tourner les regards vers ce qui est beau ou marrant. Comme ces cabines de toilettes mobiles placées à proximité de la banderole où il est écrit: "A tout saint, sa chandelle. A tout pot, son couvercle." Gai, gai, marrons-nous, non?

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    Sur la Place des Comtes, où se déroule l'essentiel des animations (hors foire sur la Grand Place), deux châteaux gonflables gigotaient comme de la gelée aux fruits, juste au pied du château fort, imperturbable, lui.

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    Sous le pont des douces arcades, flottait sans conviction le calicot qui dit "A coeur vaillant, rien d'impossible". Le feuillage d'un vert entêtant, s'enroulait sous les voûtes et autour des arches. Dans la cour d'entrée du château, un lilas violet embaumait. Et le ciel boudeur laissait tout de même filtrer quelques rayons bienfaisants. "Célibataires, ne soyez pas rebelles à l'amour qui vous appelle", prétendait une banderole. Le coeur n'y était pas pour ce cru. Et pourtant, une poignée de bénévoles s'attachent à préserver la tradition et à perpétuer un folklore séculaire. Autre temps, autres moeurs? 

     

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  • Voir Ecaussinnes en passant par Gand

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    Château Pête, Ecaussinnes-Lalaing, Pilori,

    Le site de la librairie universitaire de Gand comporte quelques cartes postales et documents sur Ecaussinnes, dont cette carte postale où figure le Château de M. Pête. Le cliché a été pris de la Place du Pilori et on voit la Place des Martyrs sans son monument. Comme il s'agit d'une sculpture de Hector Brognon, en souvenir des morts de la première guerre mondiale, on peut supposer que cette photo date du début du XXe ou de la fin du XIXe siècle. Voir Ecaussinnes en passant par Gand, c'est possible et c'est par ici : http://lib.ugent.be/en/catalog?page=2&q=Ecaussinnes

  • La Belgique illustrée : "où perce la roche souterraine semant partout ses pierrailles"

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    La Belgique illustrée - 1855 - page 96 (Copier).jpgLa Belgique illustrée - 1855 - page 97 (Copier).jpgPublié sous la direction d'Eugène Van Bemmel, le deuxième tome de "La Belgique illustrée" (Ses monuments, ses paysages, ses oeuvres d'art, 1878-1882) comporte 500 superbes gravures dont deux relatives aux châteaux des Ecaussinnes.

    Répertorié sous le chapitre qui comprend les communes d'Ath, d'Enghien, de Soignies et de Beloeil, le village d'Ecaussinnes se voit encore, dans cette publication prestigieuse, sous son angle classique. On n'y apprend rien de bien neuf mais le caractère désuet de la présentation vaut la peine qu'on passe à nouveau en revue ces choses qu'on a lues mille fois.

    La renommée des carrières de Soignies n'est plus à faire ; ses veines se prolongent jusque dans les entrailles écausinnoises. Son nom? Le petit granit. On l'emploie abondamment dans les constructions. A un jet de pierre de Soignies, le terrain calcaire qui compose les horizons sonégiens, affleure à Ecaussinnes. Théodore Jouret y écrit avec verve : "le pays "des Ecaussinnes" lui doit sa physionomie caractéristique, un aspect assez rude, un sol montueux, coupé de ravines profondes, où perce la roche souterraine semant partout ses pierrailles."

    Formé d'un seul village au XIIe siècle, Ecaussinnes s'est scindée en Ecaussinnes-Sainte-Aldegonde et Ecaussinnes-Saing-Remy. Avec pour conséquence pour les villageois d'abandonner la dévotion aux patrons de leurs chapelles. Leurs appellations allaient dorénavant se muer en ceux de leurs maîtres, les sires de Lalaing et ceux d'Enghien.

    "Le château de Lalaing", écrit Théodore Jouret, "a appartenu successivement aux de Renesse, aux Warfusée, la maison de Croy, aux van der Burgh et enfin aux d'Arenberg, les propriétaires actuels. Il est resté le Château fort du Xe siècle : situé sur un rocher escarpé, ses tourelles, ses murailles crénelées lui donnent une tournure guerroyante."

    Si les fossés sont toujours présents au château fort, ils ont été comblés au château d'Ecaussinnes d'Enghien : "ils sont remplacés par des pièces d'eau, qui ajoutent une beauté de plus à d'immenses jardins aménagés avec infiniment de goût par M. le comte de Spangen. La vieille porte a aussi rejeté ses constructions défensives, et la large baie voûtée laisse plonger le regard dans une cour intérieure qui a conservé son caractère "moyen âge"."

  • La poubelle est pleine !

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    poubelle,immondices,poubelles à puce,conteneurs,déchets,ordures,vertLe sujet n'a rien de bucolique ni d'anecdotique mais il a la particularité de faire jaser et même de faire bondir les Ecaussinnois de leurs gonds. La première réunion d'information sur les poubelles à puce a eu lieu, ce jeudi après-midi, à l'Ecole du Sud. Et le moins qu'on puisse affirmer, c'est que cette perspective de plus en plus proche (à partir du 6 octobre) rend les citoyens verts de rage.

    Le bourgmestre Xavier Dupont (épaule par l'échevin des finances, Fabien Palmans) et la directrice de l'intercommunale Hygea, Nathalie Brunelle se voulaient pourtant rassurants. Les Ecaussinnois présents ont-ils été convaincus? S'ils ont vidé leur sac, l'initiative n'en demeure pas moins pilote pour la région du Centre et laisse encore beaucoup de zones d'ombre dans l'esprit des Ecaussinnois.

    Nos ordures valent leur pesant d'or. C'est par une volonté de réduire la masse des déchets de plus en plus envahissants que s'explique cette décision. Une disposition par ailleurs motivée  par une directive européenne qui incite le citoyen à trier de plus en plus en consciencieusement ses déchets. On constate, de fait, que les sacs blancs contiennent 50 % de déchets organiques, dit Nathalie Brunelle. "Il est donc temps de passer à l'équation pollueur = payeur."

    En effet. Si la question n'a évidemment pas été abordée, on est en droit de s'interroger sur la validité de ce principe chez la plupart des producteurs. Le consommateur lambda a t-il réellement le choix ? La majorité des produits sont emballés de plastique et rien n'est plus compliqué dans une grande surface que de dénicher des articles engendrant un minimum de déchets résiduels.

    Sac à puces

    "Pourquoi la poubelle à puces? Parce que c'est plus solide qu'un sac", débite Nathalie Brunelle.  "Nous recevons régulièrement des plaintes pour des sacs éventrés par des chats, des chiens, des renards. Dans ce cas, à qui appartient la responsabilité de ramasser les déchets? C'est un problème." La responsable de l'intercommunale évoque aussi l'intention d'alléger les efforts des travailleurs qui transportent 9 tonnes de sacs par an et par homme.

    Dès lors, les Ecaussinnois hériteront d'un conteneur vert pour les déchets organiques et d'un autre de couleur grise pour les déchets résiduels (non recyclables). Les contenances diffèrent selon la taille du foyer et il y aura possibilité de changer de conteneurs au besoin, sur simple demande à l'Hygea. Les ramassages auront lieu en alternance (le vert une semaine et le gris l'autre semaine). Les ménages ne disposant pas de place suffisante pour accueillir les poubelles, auront la possibilité de se délester dans un des huit points d'apport volontaire (PAV), à savoir des conteneurs disposés aux quatre coins de la commune, munis d'une trappe dans laquelle on pourra déverser ses ordures.

    C'est la vie en couleurs

    Si les Ecaussinnois font aujourd'hui grise mine, l'Hygea ne manque pas de piqueter l'initiative de couleurs.

    - Vous organisez une fête dans le quartier ? Optez pour le sac fuschia de 60 litres disponible pour 2,4 € à l'administration communale!

    - Vous ne garnissez pas votre conteneur vert de "déchets de qualité" ? Vous écopez d'un carton jaune et si vous récidivez, c'est le carton rouge.

    - Votre conteneur est défectueux ? Et voici votre poubelle flanquée d'un carton bleu pour réparation ou remplacement nécessaire.

    Puisque chaque poubelle sera dotée d'une puce électronique, chacun règlera sa facture en fonction de sa production. De plus, il sera possible de consulter sa quantité d'ordures sur Internet par l'introduction de son login et mot de passe (on saura finalement tout sur tout le monde sur le web!). Un numéro vert continuera cependant à être disponible pour ceux qui n'ont pas d'accès Internet.

    Et combien cela coûtera-t-il? La taxe forfaitaire sera évidemment toujours due et pour le reste, le coût variera en fonction du poids et du nombre de levées. C'est gratuit 12 fois par an et à raison de 60 kilos annuels par habitant, en ce qui concerne les déchets polluants et 30 kilos annuels par habitant pour les organiques.

    En matière de tri et de réduction des immondices, la Belgique est considérée comme un bon élève, selon Nathalie Brunelle. Et nous serions même en avance... et pourtant, des efforts sont constamment demandés au simple citoyen. Mais quels seront les efforts exigés des producteurs ? Là n'était bien entendu pas la question du jour.

    En 2030, l'affaire est dans le sac

    D'ici 2030, les régions du Centre et de Mons-Borinage devraient être passés au système des poubelles à puce. Si je compte bien, cela fait seize années de mise en place d'un système qu'on nous présente comme novateur et simple! Y a-t-il réellement une volonté d'agir pour le bénéfice de l'environnement et  de la réduction de notre impact sur celui-ci ? Quelle est l'implication des grosses entreprises polluantes ? Pourquoi existe-t-il un système de ramassage parallèle pour les sociétés, où les déchets quels qu'ils soient sont souvent évacués sans tri préalable ? Le citoyen est-il le seul à déployer des efforts pour notre planète agonisante... C'est en tous cas l'impression amère qui s'en dégage.

    De nombreuses questions ont été soulevées par les Ecaussinnois qui ont abondamment exprimé leurs craintes. Non, les écoparcs ne disparaîtront pas et les rues étroites feront l'objet d'analyse au cas par cas pour le passage des camions. La protection des poubelles a aussi été abordée. Pour empêcher l'accès à la poubelle, une serrure serait disponible mais engendrerait un coût supplémentaire significatif. Une dame évoque le problème du vandalisme. "Si quelqu'un met une cannette dans votre poubelle, laissez-le faire", indique la directrice d'Hygea. "Vous n'allez pas tout de même porter plainte pour une cannette. Il vaut mieux que la personne la jette là plutôt que sur la rue.'

    D'aucuns invoquent la vieillesse et la faiblesse de certains citoyens incapables de pousser ces poubelles mais la responsable Hygea balaye le problème d'un revers de la main. "Les sacs pouvaient peser entre 20 et 30 kilos et personne n'éprouvait de soucis à les soulever. Les conteneurs comportent des roulettes et il est plus facile de faire rouler la poubelle que de transporter un sac... pour autant que l'on ne doive pas dévaler des volées d'escaliers." Et la collecte des langes : vert ou gris ? "Il faut s'adresser au CPAS", rétorque Mme Brunelle. Et les maisons de repos ? Pas de soucis, elles ne dépendent pas d'Hygea et ne sont donc pas concernées. Les pesées sont-elles dignes de confiance ? No problem. La pesée - précise à 100 grammes près - est agréée par le SPF Mobilité et les camions doivent être examinés tous les six mois pour renouveler leur homologation. Et quid des poubelles en façade pour éviter les va-et-vient dans les habitations au prix de conditions parfois difficiles ? Pour l'instant, il n'est pas prévu de les placer sur le trottoir mais time will tell et la pratique se généralisera sans doute avec le temps. Et le gel qui figera les déchets au fond des poubelles... Et les asticots qui grouilleront joyeusement en période chaude... Et les dépôts sauvages qui risquent de se multiplier... Les amendes seront-elles assez dissuasives ? Epinglera-t-on les inciviques ?

    Oui, oui. On verra. Après tout, Ecaussinnes est une commune pilote et il faudra veiller à adapter ou modifier selon les situations qui se présentront. Sceptiques, désabusés, courroucés, les Ecausinnois ont peu à peu déserté les lieux. Les mêmes phrases étaient martelées par les responsables, laissant un arrière-goût de cendre à l'assistance éparpillée. Un mantra visant sans doute à nous faire avaler la pilule en douceur... Vraiment ?

    (Photo Nathanaël Thiry)

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    ATTEINTE AU DROIT D'AUTEUR

    Ce lien a été usurpé contre la volonté de son auteur. Cet article n'a rien à voir ni ne reflète les opinions exprimées par l'auteur de la pétition suivante : https://www.lapetition.be/en-ligne/Projet-pilote-des-Cont...