• Des Joyaux de la Couronne à Ecaussinnes aussi

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    Joyaux de la Couronne 2.jpgJoyaux de la Couronne 1.jpgCe livret de 24 pages peut facilement passer inaperçu, surtout si l'on ne s'intéresse pas à la monarchie. Et pourtant, le fascicule n'a en réalité rien à voir avec la royauté, puisqu'il s'agit d'informations touristiques sur le Hainaut. Un livret qui a été publié par la Fédération du Tourisme de la Province de Hainaut, sans mention de date mais qui doit vraisemblablement dater de la fin des années 50 ou du début des années 60. Garni de photographies en noir et blanc, il est préfacé par Alexandre André, député permanent et président de Hainaut-Tourisme. Ce politicien socialiste originaire du Borinage mais installé à La Louvière, remplaça Ernest Martel en tant que député permanent, en 1938 et instaura, en Hainaut, les "séances de délassement intellectuel". Détail qui a son importance, cette brochure a été imprimée en Belgique.                                                                                      Joyaux de la Couronne 3.jpg

    Ecrit par Jean Goffin, conseiller artistique au Commissariat Général au Tourisme, le texte évoque bien entendu les châteaux des Ecaussinnes. "Parlant ainsi d'amour, comment ne pas songer immédiatement à Ecaussinnes et son goûter matrimonial, lequel débute - comme vous savez - au pied du Château d'En Haut, pour se terminer - du fait d'on ne sait quel symbolisme narquois dans le tunnel des amoureux... du Château de la Follie!"

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    L'auteur s'attache d'abord au Château d'En Haut qui surplombe la place de la Ronce, lieu des festivités du goûter matrimonial. "(...) le mariage, comme la ronce, n'est pas sans épine.", ironise Jean Goffin. "Ce que les faits eux-mêmes semblent accréditer, puisqu'au XIIe siècle, les Ecaussinnes ne formaient qu'un seul village - j'allais écrire un seul ménage - et que, depuis lors, la séparation perdure entre Ecaussinnes-Lalaing et Ecaussinnes-d'Enghien... par consentement mutuel." 

    La Follie, "jadis forteresse lui aussi, grâce à de profondes et redoutables douves aujourd'hui comblées, c'est à présent, du fait de remaniements successifs, un château grâcieux dont le parc s'orne de prestigieux massifs de hêtres rouges centenaires."

    A l'époque, le château de la Follie était ouvert aux visiteurs du 1er juillet au 30 septembre et l'entrée coûtait 10 francs. Le château-fort était accessible tous les jours de Pâques à la Toussaint (sauf le vendredi), et le tarif était de 5 francs.

  • Le goûter n'était pas à la noce

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    zPot1 (Copier).jpgAlors, comment dire... Mieux vaut parfois éviter d'épiloguer et tourner les regards vers ce qui est beau ou marrant. Comme ces cabines de toilettes mobiles placées à proximité de la banderole où il est écrit: "A tout saint, sa chandelle. A tout pot, son couvercle." Gai, gai, marrons-nous, non?

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    Sur la Place des Comtes, où se déroule l'essentiel des animations (hors foire sur la Grand Place), deux châteaux gonflables gigotaient comme de la gelée aux fruits, juste au pied du château fort, imperturbable, lui.

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    Sous le pont des douces arcades, flottait sans conviction le calicot qui dit "A coeur vaillant, rien d'impossible". Le feuillage d'un vert entêtant, s'enroulait sous les voûtes et autour des arches. Dans la cour d'entrée du château, un lilas violet embaumait. Et le ciel boudeur laissait tout de même filtrer quelques rayons bienfaisants. "Célibataires, ne soyez pas rebelles à l'amour qui vous appelle", prétendait une banderole. Le coeur n'y était pas pour ce cru. Et pourtant, une poignée de bénévoles s'attachent à préserver la tradition et à perpétuer un folklore séculaire. Autre temps, autres moeurs? 

     

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