• Marche-lez-Ecaussinnes, son castel et sa flore

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    Place Marche.jpgBalade dans le temps et les charmes désuets d'un village mi-rural, mi-industriel selon "50 promenades pédestres" publié par le Touring Club de Belgique en 1918.

    Il y avait jadis à Marche, un castel cerné d'eau. Les vestiges sont encore visibles près du moulin. Il y demeure en effet des traces de fossés et d'anciennes maçonneries. Camille Pète écrit : "Le moulin à eau et la ferme occupés par M. Marot dépendaient de ce château. Une pierre sculptée et datant du XVe siècle et provenant du château de Marche est placée dans le portail d'Ecaussinnes-Lalaing."balade,promenade,touring club

    A l'époque, on notait la flore abondante à Marche et parmi laquelle, le cresson de fontaine que des maraîchers bruxellois venaient récolter.Cette plante poussait naturellement aux abords des ruisseaux. Riche en vitamines (A, C et E), le cresson de fontaine possède une tige appréciée pour sa saveur piquante. On le déguste en accompagnement ou en salade. Quant aux feuilles, elles se préparent en potage, en sauce ou en décoration. Ce végétal doit toutefois être consommé avec sagesse car il s'avère irritant pour les intestins et la vessie.

    Dans le bois de Feluy qui fait la limite entre Marche, Feluy et Seneffe, on trouve en abondance la digitale pourprée. Avec ses clochettes rosâtres, cette fleur paraît bien candide et pourtant, elle est excessivement toxique. Elle contient effectivement de la digitaline qui est utilisée en médecine pour ralentir le rythme cardiaque. Elle est prescrite en cas d'insuffisance cardiaque. C'est qu'on a toujours le coeur qui bat la chamade aux Ecaussinnes!

  • Promenade à Marche-lez-Ecaussinnes à l'aube du XXe siècle

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    Marche, panoramaExtrait de "50 promenades pédestres - La Louvière et le Centre", Camille Pète propose, en 1918, une excursion champêtre à travers Marche-lez-Ecaussinnes. On conseille vivement aux promeneurs de se munir de vivres et de s'adonner à la marche marchoise par temps sec. C'est qu'à l'époque, le patelin est essentiellement rural. Enfin, pas tout à fait. En face de la gare, se dresse la sucrerie. Celle-ci a été construite en 1872. A l'époque, on considère le bâtiment comme un gratte-ciel. En descendant du plateau de la gare, on nous invite à obliquer vers la gauche : "on tombe en plein dans un gros village très propre, mi-industriel, mi-agricole."

    marche,excursion,promenade,centreSur la droite, on remarque le berceau (11 ares 30 centiares) de la Société des Archers Saint-Sébastien qui est l'une des plus anciennes du pays puisqu'elle fut fondée le 30 mai 1534. Ladite société possède une perche, une cabane, un drapeau de 1852, une pique en forme de hallebarde, un collier de roi en velours incrusté d'arcs, d'astérisques et lamé d'argent. Sa devise : "Serment de Marche. Tant que vive Trazegnies." 

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    La Grand Place ne manque guère de charme. Vaste, elle comportait alors un kiosque en pierres, l'Hôtel communal et son église Saint-Géry bien entendu. "Elle n'est pas sans dégager certain cachet de petite ville."

    "Peu d'églises de villages sont aussi riches queMarche, église, Saint-Géry celle-ci en antiquités ; elle est d'ailleurs placée en 3e classe sous la protection de la Commission Royale des Monuments." (...) Si ce lieu de culte se caractérise par son manque d'homogénéité, on l'explique ainsi. "En 1230, elle n'était qu'une grande chapelle ; en 1536 et en 177, elle subit des agrandissements." (...) "Le 9 septembre de chaque année, les habitants de Marche, le clergé paroissial en tête se rendent en pélerinage à Familleureux. L'origine de celui-ci remonte à plus de 300 ans, à une époque où la peste faisant des ravages dans la commune, les rares survivants allèrent implorer Notre-Dame de Familleureux. La Madone ayant arrêté le fléau, ceux-ci en reconnaissance firent le serment de perpétuer le pélerinage chaque année à pareille époque." 

    (à suivre)

  • Un trésor au fond de la Sennette...

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    rivière, sennette, or, promenaderivière,sennette,or,eau,promenadeJe profite d'un rayon de soleil doux pour musarder dans un village silencieux et déserté. Pas un bruit. Sinon le gazouillis des oiseaux et le murmure d'un vent taquin à travers les feuillages. Et le bzz bzz gourmand d'un bourdon qui butine une fleur sauvage. Et aussi l'entêtant gargouillis de la Sennette dont le débit lent et constant se gonfle délicatement le long du boulevard qui porte son nom. La végétation exubérante jette un voile presque pudique sur la rivière qui flamboye sous les rayons généreux d'une fin d'après-midi paresseuse.

    rivière,sennette,or,eau,promenadeLa Sennette s'étire sur une quarantaine de kilomètres. Elle prend sa source à Familleureux et arrose de ses notes riantes, Ecaussinnes, Ronquières, Virginal, Ittre et Oisquercq. Elle termine sa course insouciante à Clabecq où elle se jette dans la Senne.

    Aux Ecaussinnes, elle a toujours constitué une frontière naturelle : sur la rive gauche, c'est Ecaussinnes-Lalaing et sur la droite, on se trouve à Ecaussinnes d'Enghien.

    Mon regard est capté par un rayon étincelant qui fend l'eau presque cristalline et pénètre jusqu'au fond du lit du ruisseau et met à jour des pierres qui se parent de dorures. On dirait que de l'or git dans la vase. Un cadeau inattendu de fées ou lutins cachés à la faveur des herbes hautes ? Un trésor ignoré parce que nous avons oublié l'art de la contemplation ? Une illusion d'optique ? Peu m'importe. Le spectacle éphémère fait briller des pépites dans mes yeux. Et ça vaut tout l'or du monde, tout l'or de l'onde.

  • La vallée de la Sennette comme en 1918

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    touring,la louvière,centre,publicité,pub,réclameEn 1918, le Touring Club de Belgique publie un fascicule reprenant 50 promenades pédestres à La Louvière et dans le Centre. A l'époque, les vacances n'existent pas vraiment pour le commun des mortels et les lointains voyages dans les contrées exotiques sont l'apanage des nantis. Et pourtant, nos aïeux ne cessaient de s'émerveiller et de réinventer le dépaysement à quelques kilomètres de chez eux. On guettait le pittoresque derrière chaque bosquet, à chaque coin de rue. On avait une bonne foulée et on partait à la conquête des sentiers, des champs de blé et des sites de carrières abandonnées.

    Pour venir à Ecaussinnes à l'époque, on prend le train et on descend à Ecaussinnes Carrières. De là, on longe le chemin de fer industriel pendant une vingtaine de minutes pour rejoindre le village. "Après avoir traversé le plateau de la gare, bordé de construction fraîches et pimpantes, on remarque, dans un fond un étang d'une superficie de plus de 2 hectares. C'est le trou d'une carrière abandonnée." On apprend que les carrières existaient déjà à Ecaussinnes, depuis 1399. A l'époque, Ecaussinnes s'épèle Es Caussines.

    touring,la louvière,centre,publicité,pub,réclameIl se cachait à l'époque des coins de paradis. Voici ce qu'écriivait J. Nagan dans  les "50 promenades pédestres" en commençant la balade à partir de la chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs : "En continuant la route, on aperçoit bientôt un bois attenant au château de la comtesse de Spangen (ndlr : actuel château de la Follie) et sur la droite le pont du chemin de fer d'Ecaussinnes Nord à Clabecq. Traverser la route d'Ecaussinnes à Henripont, longer le bois puis franchir la passage à niveau pour atteindre le mur du château. Avant d'y arriver, noter une petite ferme qui se cache derrière la haie, sur la droite, presque au bout du chemin que l'on vient de parcourir.

    touring,la louvière,centre,publicité,pub,réclametouring,la louvière,centre,publicité,pub,réclameTraverser le pré qui l'entoure pour venir derrière le bâtiment. Une vraie surprise attend le promeneur : dans un ravin profond d'une vingtaine de mètres - qui n'est autre qu'une ancienne carrière abandonnée depuis longtemps, - dort un étang ; son eau calme est recouverte de plantes aquatiques et reflète les grands touring,la louvière,centre,publicité,pub,réclamearbres et les buissons qui peuplent ses berges. Ceux qui ont le pied sûr pourront descendre avec prudence, pour éviter une chute désagréable, le talus haut et escarpé, jusqu'au bord de la nappe liquide, pour mieux admirer ce paysage de conte de fées. En face du touriste, sur l'autre rive, au sommet du roc, les ruines d'une tour, - à l'aspect moyenâgeux mais assez récente, paraît-il - envahie par les plantes grimpantes, font de cet endroit pittoresque un coin du parc de la Belle-au-Bois-Dormant, car on n'y voit jamais âme qui vive. Le coup d'oeil doit être vraiment impressionnant par un beau clair de lune."

    touring,la louvière,centre,publicité,pub,réclametouring,la louvière,centre,publicité,pub,réclameCamille Pète signe une promenade qui s'attatouring,la louvière,centre,publicité,pub,réclamerde sur l'intérêt de la région pour le minéralogiste qui peut collecter à Ecaussinnes de beaux échantillons de calcite cristallisée, de géodes renfermant du soufre, des traces de pyrite, etc. Pour le paléontologiste aussi puisqu'on a découvert aux carrières du Hainaut à Soignies, des restes de mammouth, de rhinocéros, de cervidés, de silex taillés également. L'auteur de cet article regrette l'absence de musée local qui pourrait mettre en valeur ces fossiles et ces minéraux. "A Soignies, il y aurait un Musée Archéologique s'y rapportant. Aux Ecaussinnes, il y a une lacune à combler si on veut compléter et développer l'instruction générale et technique de nos carriers et développer chez eux le goût, le sentiment artistique, émotion si douce et si réconfortante. Aussi pour terminer cette délicieuse promenade, formulons le voeu de pouvoir, lors de notre prochaine excursion dans cette région des carrières, aller visiter ce musée local." Mmmh...