mardi, 22 juillet 2014

Promenade à Marche-lez-Ecaussinnes à l'aube du XXe siècle

Marche, panoramaExtrait de "50 promenades pédestres - La Louvière et le Centre", Camille Pète propose, en 1918, une excursion champêtre à travers Marche-lez-Ecaussinnes. On conseille vivement aux promeneurs de se munir de vivres et de s'adonner à la marche marchoise par temps sec. C'est qu'à l'époque, le patelin est essentiellement rural. Enfin, pas tout à fait. En face de la gare, se dresse la sucrerie. Celle-ci a été construite en 1872. A l'époque, on considère le bâtiment comme un gratte-ciel. En descendant du plateau de la gare, on nous invite à obliquer vers la gauche : "on tombe en plein dans un gros village très propre, mi-industriel, mi-agricole."

marche,excursion,promenade,centreSur la droite, on remarque le berceau (11 ares 30 centiares) de la Société des Archers Saint-Sébastien qui est l'une des plus anciennes du pays puisqu'elle fut fondée le 30 mai 1534. Ladite société possède une perche, une cabane, un drapeau de 1852, une pique en forme de hallebarde, un collier de roi en velours incrusté d'arcs, d'astérisques et lamé d'argent. Sa devise : "Serment de Marche. Tant que vive Trazegnies." 

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La Grand Place ne manque guère de charme. Vaste, elle comportait alors un kiosque en pierres, l'Hôtel communal et son église Saint-Géry bien entendu. "Elle n'est pas sans dégager certain cachet de petite ville."

"Peu d'églises de villages sont aussi riches queMarche, église, Saint-Géry celle-ci en antiquités ; elle est d'ailleurs placée en 3e classe sous la protection de la Commission Royale des Monuments." (...) Si ce lieu de culte se caractérise par son manque d'homogénéité, on l'explique ainsi. "En 1230, elle n'était qu'une grande chapelle ; en 1536 et en 177, elle subit des agrandissements." (...) "Le 9 septembre de chaque année, les habitants de Marche, le clergé paroissial en tête se rendent en pélerinage à Familleureux. L'origine de celui-ci remonte à plus de 300 ans, à une époque où la peste faisant des ravages dans la commune, les rares survivants allèrent implorer Notre-Dame de Familleureux. La Madone ayant arrêté le fléau, ceux-ci en reconnaissance firent le serment de perpétuer le pélerinage chaque année à pareille époque." 

(à suivre)

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