• Ecaussinnes parmi les "petites villes méconnues de Belgique"

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    Belgique Petites Villes méconnues.jpgEdité par l'Office Belgo-Luxembourgeois de Tourisme, ce fascicule est essentiellement constitué de photographies d'E. Sergyse et de quelques reproductions d'aquarelles de N. Lenaerts. 

     

    La brochure comporte une élégante photo du château fort d'Ecaussinnes-Lalaing. La végétation y est moins abondante et la vue est par conséquent plus dégagée, offrant au château une perspective plus grande, plus massive.

     

    Ecaussinnes-Lalaing Le château.jpg

     

     

  • Chapelle Saint Fiacre : le peuple n'avait pas de blé, le moine ne racontait pas de salade!

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    Chapelle Saint Fiacre [Watermarked].jpgIMG_3440 [Watermarked].jpgFlanquée de deux arbres fiers et protecteurs, la chapelle Saint Fiacre située rue de Seneffe, semble dormir depuis des siècles, sous ses couvertures de toiles d'araignée. Peu de personnes doivent encore jeter un coup d'oeil entre les barreaux du "judas". Les arachnides ont d'ailleurs pris possession des lieux  peu troublés par la curiosité des passants.


    Qui connaît encore aujourd'hui Saint Fiacre ? Mis à part les spécialistes en hagiographie ou les écclésiastiques. Traditionnellement muni d'une bêche, ce moine d'origine irlandaise a fondé - vraisemblablement au VIIe siècle, un monastère près de Meaux en France qui a d'ailleurs fait l'objet d'un pélerinage très populaire. Le saint compte de nombreuses chapelles en France tant qu'en Belgique. Fêté le 30 août, il est le patron des jardiniers mais fut aussi tenu pour celui des cochers de fiacre. Son effigie figurait, au XVIIe siècle, sur l'enseigne d'un hôtel de la rue St-Antoine à Paris, transformé par la suite en maison de louage de carrosses.IMG_3430zoom.jpg


    Fiacre hérite d'un ermitage rongé par la misère et la faim. Le moine sollicite donc son évêque : si seulement il pouvait défricher un bout de terrain et le dompter, il pourrait aussi soulager ces pauvres gens. Une fois son potager cultivé, Fiacre en distribue le fruit aux indigents et se met ensuite à créer un jardin de plantes médicinales mais aussi à planter des fleurs qu'il baptise "sourires de la terre". Il bâtit enfin un hospice où affluent les malades des quatre coins de France.  

    Et en parlant de jardin, celui du château fort est situé juste à l'arrière et accessible aux visiteurs jusqu'au 31 octobre, tous les dimanches à 15 heures.

    http://www.chateaufort-ecaussinnes.be/Jardin.htm

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  • Quand Côte d'Or était encore le bon chocolat belge...

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    Quelques traditions et coutumes du folklore belge couverture.jpgQuand les chocolats Côte d'Or embaumaient encore le quartier du Midi, les gamins collectionnaient les belles images en couleurs pour les coller dans les albums réservés à cet effet. "Quelques traditions et coutumes du folklore belge" a été édité en 1946, par Côte d'Or, le bon chocolat belge... Il est signé Henri Liebrecht de l'Académie Royale de Langues et de Littérature française.

    L'histoire début sur la confection d'une guirlande en roses de papier par une grand-mère. Elle explique à ses petits-enfants que c'est une tradition qu'elle tient beaucoup à respecter chaque année : suspendre sa guirlande le dimanche à la chapelle Notre-Dame. "Il ne faut pas laisser périr les vieux usages", martèle-t-elle. Les traditions populaires forment un trésor, explique-t-elle sans relâche, qu'on appelle le folklore. Un bon prétexte pour emmener les enfants à la découverte du folklore belge. Des coutumes ancestrales qui palpitent au rythme des processions dans de nombreux patelins et villes de Belgique. Et pui,s il y a bien entendu le carnaval de Binche, le Doudou à Mons...et... le Goûter matrimonial d'Ecaussinnes.

    "- Que veut dire "matrimonial", grand-mère?

    Quelques traditions et coutumes du folklore belge goûter.jpg- Tu vas tout de suite comprendre, ma petite fille, lorsque je t'aurai dit qu'aux Ecaussinnes, jolie petite ville située en Hainaut et qui possède un magnifique château fort, les jeunes filles ne trouvaient pas à se marier. Au lieu de se dérober et de "coiffer sainte Catherine", elles décidèrent un beua jour, - cela se passait, il m'en souvient, en 1903- d'organiser une belle fête et d'offrir à tous les célibataires désireux de venir chercher femme aux Ecaussinnes, un goûter monstre. L'idée eut tellement de succès que depuis lors elle est devenue une tradition annuelle: voilà comme naît le folklore! Aujourd'hui, le lundi de la Pentecôte, il y a fête aux Ecaussinnes: dès le matin on voit circuler des groupes de jeunes gens qui visitent la localité en attendant les cérémonies de l'après-midi. Vers trois heures ils se forment en cortège et sont reçus par le comité des jeunes filles, dont la présidente leur souhaite la bienvenue en un gentil discours. Puis, sur la Grand' Place, un goûter monstre est servi, dans de la vaisselle qui porte une inscription rappelant cette amusante cérémonie. Il se termine par toutes sortes de réjouissances, des batailles de fleurs, un cramignon, des farandoles. D'ailleurs vous pensez bien qu'en Wallonie, une ducasse n'a pas tardé à s'instaurer un jour aussi propice à la joie.

    - Et après cela, grand' mère, est-ce qu'il y a beaucoup de mariages aux Ecaussinnes?

    - Il faut le souhaiter pour les gentilles jeunes filles qui désirent fonder un foyer. Lorsque le bonheur passe, dans la vie, on doit lui sourire afin de le garder."

    Euh... N'y aurait-il pas une petite erreur lorsqu'on mentionne le Goûter prenant place sur la Grand' Place? Je n'ai personnellement jamais connu de batailles de fleurs, ni de farandoles, ni de cramignon... mais c'est possible. On avait jadis le sens de la fête et l'humeur bon enfant était de bon ton.

    Ah oui! Le cramignon est une danse qui se pratique dans les localités au nord de Liège et dans la vallée du Geer. Le "cramignon" vient de l'ancien français "cramillon" qui signifie "crémaillère". Le cortège des danseurs composent un serpentin ondoyant mené par le capitaine qui tient un bouquet de fleurs.

  • Quand le Goûter Matrimonial faisait la une du Daily Mirror

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    The Daily Mirror.jpgCette reproduction de la une du Daily Mirror est émouvante, n'est-ce pas ? Daté du mercredi 22 mai 1907, le journal britannique titrait : FOIRE BELGE OÙ LES FEMMES RECHERCHENT DES MARIS.
    Voici ce que l'article disait : À Ecaussinnes-Lalaing, un petit village à 50 miles de Bruxelles, une fête curieuse s'est déroulée le Lundi de la Pentecôte, lorsque les jeunes femmes célibataires du village ont amusé les célibataires qui avaient choisi de venir. Le but était pour les filles de trouver un mari. La photographie montre la procession qui précédait la fête. Mlle Marie Ghende, la présidente de la célébration (marquée d'une croix), est en train de mener les filles à marier à travers le village, et après elles, suivent quelques-uns des célibataires désireux de trouver une épouse. Des milliers de gens ont pris part à la fête, qui se déroule chaque année, depuis cinq ans.

  • Petit Maquis, petite bulle de chlorophylle et de calme au coeur d'Ecaussinnes

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    IMG_3409 [Watermarked].jpgA la faveur d'un rayon de soleil gorgé d'été, Ecaussinnes peut apparaître sous un jour presque exotique, presque mystérieux et tout à fait bucolique. Et pourtant, il ne s'agit que de la végétation touffue du Petit Maquis, espace boisé inauguré en 1949, par le Général Vandezande. L'endroit est calme à souhait, ombragé et vous transporte, en quelques foulées, dans un endroit empreint de solitude, de chlorophylle et de souvenirs.

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    IMG_3410 [Watermarked].jpgIMG_3397.jpgIMG_3405 [Watermarked].jpgIMG_3398 [Watermarked].jpgIMG_3399 [Watermarked].jpg

     

  • Calvaires et chapelles en Hainaut

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    Calvaires et chapelles en Hainaut.jpgTrouvé dans une bouquinerie bruxelloise : ce numéro de "Calvaires et chapelles en Hainaut" édité par les Amis de ladite association dont le siège social se trouvait au Château d'Ecaussinnes-Lalaing. Le bulletin est daté de juin 1957 et comportait notamment des articles sur la Chapelle de l'Etablissement des Soeurs de Charité à Tournai, la Chapelle du Sacré-Coeur à Braine-le-Comte, les Deux Chapelles au Chenois à Hennuyères, la Chapelle "Puche" à Cognebeau (Soignies) et l'Ermitage Saint-Jean-Baptiste à Morlanwelz.

    A signaler que la revue était émaillée de publicités locales ou régionales, et en particulier d'une publicité concernant le bureau écaussinnois de la S.A. Expéditions Anversoises, situé au 23, rue des Otages (le numéro de téléphone affichait... 3! chiffres : 245).