• Le Trou Barette, enchanteur mais inaccessible (2)

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    Au XIXe siècle, Philippe-Albert Derideau, Premier échevin à Ecaussinnes d'Enghien prie le conseil communal de lui accorder la déviation d'une partie du chemin du Long Spinois "pour pouvoir étendre l'extraction de sa carrière sur le terrain dudit chemin et d'une terre à lui qui est au-delà." L'autorisation ne lui est pas donnée mais un éboulement opportun emportera une partie du chemin dans la carrière Derideau.
    Le conseil communal finit par céder à la demande de Derideau, sous certaines conditions astreignantes, toutefois.
    À sa mort, sa fille Caroline reprend l'exploitation qu'elle modernise par l'installation d'une machine à vapeur pour scier la pierre.
    (à suivre)

  • Le Trou Barette, enchanteur mais inaccessible (1)

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    Le trou de carrière le plus connu - et le plus visible aussi sans doute - est le Trou Barette situé à proximité de la gare d'Ecaussinnes. Sur ce site, se trouvaient autrefois les carrières de Mayeurmont qui ont regroupé douze exploitations.
    Au XVe siècle, le premier maître de carrières des lieux est Gilles Moreau, seigneur d'Henripont. À cette époque, on exploitait à fleur de terrain car on atteignait vite des nappes d'eau qui finissaient par submerger la cavité.
    Un siècle plus tard, on apprend que Guillaume Le Prince, architecte a fourni des pierres pour l'édification de la Tour Ste-Waudru à Mons. Il est intéressant de noter qu'à partir du XIVe siècle (et jusqu'au XVIIIe siècle), les pierres portaient la griffe des patrons carriers, ce qui constituait bien entendu une sorte de label de qualité.
    (à suivre)

  • Le Glossaire des Ecaussinnes

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    tricot,académie wallonne,lalaing,patois,glossaire,sennetteFin du XIXe, début du XXe siècle, l'intelligentsia locale chapeautée par Cyrille-Ghislain Tricot se retrouvait à l'Académie Wallonne dont le siège fut longtemps le café "Au Parc" tenu par Léon Dascotte dans la rue de la Redoute à Ecaussinnes-Lalaing.

    Une fois par semaine, Zulmar Michot, Léon Bulteau, Louis Baguet, Georges Wargnies et d'autres discutaient des derniers potins du village, de son folklore et surtout de son langage patoisant.

    Après de longues années d'étude de son vocabulaire, ces académiciens élaborèrent un manuscrit intitulé "Le Glossaire des Ecaussinnes". Celui-ci aurait contenu quelque 12.000 mots mais ce précieux document s'est malencontreusement égaré...

    Reste un extrait publié en 1924, dans plusieurs numéros du journal "La Sennette" édité par la famille Tricot.

  • Julos Beaucarne en Père Jacques

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    julos,beaucarne,troubadour,gaston leroux,le mystère de la chambre jaune,chanson française,poésie,poèteImpossible de parler d'Ecaussinnes sans évoquer Julos Beaucarne... Si le troubadour des Ecaussinnes vit depuis belle lurette à Tourinnes-la-Grosse dans le Brabant Wallon, son nom demeure attaché à celui d'Ecaussinnes où il a passé son enfance.

    Si j'évoque aujourd'hui Julos, c'est parce qu'était diffusé, ce dimanche 11 décembre, "Le mystère de la Chambre jaune", une production belgo-française réalisée par Bruno Podalydès, d'après Gaston Leroux, avec Pierre Arditi, Claude Rich, Sabine Azéma, Olivier Gourmet,... et notre Julos ! Julos Beaucarne incarnait avec bonhomie et une bonne dose d'accent toujours imprégné d'ici, le rôle du Père Jacques. Moi, ça me fait toujours "quelque chose" de voir Julos... Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien qui mène tout droit à son site officiel : http://www.julos.be

  • Un château hanté ? (3)

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    fantôme,apparitions,xviie siècle,château,hanté,hantise,murs,parcheminIl y a quelques années, un domestique logeant dans la pièce où les phénomènes s'étaient produits, s'était plaint d'entendre d'étranges grincements.

    On dit aussi qu'un ouvrier chargé de sonder les murs pour l'exécution de transformations mineures, découvrit un morceau de parchemin sur lequel on pouvait lire : "En l'an 1650, les présentes furent déposées en ceste endroit après aspersion d'eau bénite pour suspendre les apparitions et bruits nocturnes qui n'ont cessé depuis le trespas de Monseigneur René de Renesse, comte de Warfusé, occis à Liège le 16 avril 1637."

    Gageons que le mystère subsistera. Et cela vaut mieux comme ça, nest-ce pas ?

  • Un château hanté ? (2)

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    hanté,château,follie,hantise,fantôme,spectre,apparitions,serviteur,chapeau louis xiii,épée,sangLe mythe selon lequel le Château de la Follie serait hanté aurait été échafaudé par d'anciens domestiques. On dit que des lumières et un tapage mystérieux secouent une partie du rez-de-chaussée de la demeure.

    On raconte même qu'un vieux serviteur curieux s'y dissimula, une nuit et assista avec stupeur et effroi à l'apparition d'un grand homme chaussée de bottes molles et coiffé d'un chapeau Louis XIII. Un bandage ensanglanté semblait recouvrir une blessure sur son front et il tenait un poignard.

    Ravalant sa peur, le serviteur lui demanda : "Qui est là ?" Une voix caverneuse lui répondit : "Qui frappera par l'épée, périra par l'épée." Puis, le psaume de David s'éleva : "Ayez pitié de moi, Seigneur, effacez mon iniquité" et le fantôme s'évanouit dans la muraille. Il s'agissait de... René de Renesse.

    Mais ce n'était pas tout...


    (à suivre)

  • Un château hanté ? (1)

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    château,follie,spectre,fantôme,apparitions,légendeUne légende laisse supposer que le château de la Follie hantait jadis les lieux. L'histoire et le mythe se confondent.

    Durant le règne des Renesse, on dit que Guillaume de Renesse et Marie de Rubempré ont eu cinq enfants parmi lesquels René de Renesse. Chef des finances du roi Philippe IV d'Espagne, René fut contraint de s'exiler au pays de Liège, à la suite à une conspiration qu'il avait fomentée contre son souverain. René de Renesse en eut bien vite assez de cet exil et c'est pourquoi il tenta de retrouver les bonnes grâces du Roi. Il s'attaqua donc à son hôte, le bourgmestre de Liège, La Ruelle alors ennemi héréditaire de l'Espagne.

    Le 16 avril 1637, des émissaires espagnols conduits par de Renesse massacrèrent donc La Ruelle. Les cris poussés par le bourgmestre liégeois finirent par déchaîner les gens du peuple qui achevèrent René de Renesse à coups d'estoc et de hache.

    Et c'est ici qu'intervient la légende... Mais c'est une autre histoire que je vous conterai, un autre jour...


    (à suivre)